M. Messahel expose à Washington l’approche algérienne en matière de lutte contre l’extrémisme violent et le terrorisme

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20 Nov 2017
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Le Ministre des Affaires étrangères, M.  Abdelkader Messahel, a pris part vendredi, à la réunion ministérielle sur  la sécurité, la gouvernance, le commerce et l’investissement en Afrique, à  l’invitation du Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson.

Cette réunion qui a enregistré la participation de nombreux Ministres des  Affaires étrangères africains, et des représentants de la société civile et  du monde des affaires africain, a permis aux participants de procéder à un  échange sur les défis auxquels le continent africain est confronté dans les  domaines sécuritaires, de la gouvernance et dans le domaine de la promotion  du commerce et de l’investissement.
Abordant la thématique centrale de la réunion à savoir la problématique de  la sécurité régionale en Afrique et la lutte contre le terrorisme et  l’extrémisme violent, M.Messahel a souligné que la réussite de la lutte  militaire et sécuritaire contre le terrorisme est subordonnée à être  nécessairement accompagnée de politiques et programmes politiques,  économiques, sociaux, culturels, éducatifs, religieux et autres prenant en  charge les différentes vulnérabilités de la société, que la propagande  terroriste exploite intensément.

A ce titre, le ministre est longuement revenu sur l’expérience algérienne  en matière de lutte contre le terrorisme, en reprenant notamment les trois  approches complémentaires prônées avec conviction par le Président  Abdelaziz Bouteflika depuis son élection à la magistrature suprême en 1999  et qui ont permis à l’Algérie de vaincre le terrorisme, de rétablir la paix  et la sécurité et d’être aujourd’hui un acteur actif de la stabilité dans  toute la région.

Il a évoqué, dans ce cadre, la mise en œuvre d’une profonde politique de  déradicalisation et de prévention de la radicalisation ayant pour objectifs  la suppression des facteurs pouvant engendrer la marginalisation ou  alimenter l’extrémisme et la violence dans la société. Tous les acteurs ont  été mis à contribution pour promouvoir la logique de l’inclusion contre  celle de l’exclusion.

M. Messahel a, par la suite, rappelé que la deuxième approche a consisté à  voir dans la démocratie le véritable antidote à l’extrémisme violent et au  terrorisme et à œuvrer à l’ancrage de ses leviers dans le fonctionnement de  la République et de ses institutions ainsi que dans leur relation avec la société et les citoyens. L’effort a ainsi porté sur le renforcement de la  séparation des pouvoirs, l’indépendance de la Justice, la promotion de  l’Etat de droit, des droits de l’homme et des libertés fondamentales, dont  celles des femmes, la bonne gouvernance à travers la transparence et la  lutte contre les fléaux sociaux ainsi que la promotion de la justice  sociale et la lutte contre la marginalisation sous toutes ses formes.

Le Ministre des Affaires étrangères est également revenu sur la troisième  approche qui consiste en la mise en œuvre graduelle de la politique de  réconciliation nationale, une approche qui repose sur la conviction que les  conflits armés autant que les crises violentes les plus aiguës peuvent ne  pas se prolonger si la voie du dialogue, de la raison, du sacrifice, de la  générosité et du pardon est empruntée avec sincérité et engagement. C’est  cette voie que le peuple algérien a choisi, par référendum, et à une  écrasante majorité, d’abord en 1999, pour appuyer la politique de concorde  civile, puis en 2005 pour soutenir la politique de réconciliation  nationale, a-t-ajouté en soulignant que la combinaison de ces trois  approches fait de l’Algérie aujourd’hui un pays stable et parmi les plus  sûrs au monde.

Cette conclusion est confortée par le classement 2017 de l’institut Gallup  basé à Washington, lequel place l’Algérie au 7ème rang des pays les plus  sûrs au monde, selon l’indice Law and Order.  En dépit de ce constat  réjouissant à plus d’un titre, mon pays maintient un haut niveau de  vigilance à l’intérieur de son territoire et sur ses frontières et ne  ménage aucun effort en faveur de la stabilité de son voisinage immédiat, a  conclu le Ministre.