LUTTE INTERNATIONALE CONTRE LE TERRORISME ET L’EXTRÉMISME: MESSAHEL RÉITÈRE L’ENGAGEMENT « SANS RÉSERVE » DE L’ALGÉRIE

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12 Avr 2018
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Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, a réitéré mercredi à Paris l’engagement « sans réserve » de l’Algérie dans la lutte internationale contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

« Cet engagement s’exprime aux plans bilatéral, régional et international, au sein de l’Onu, du Forum global de lutte contre le terrorisme, de l’Union africaine qui a confié au Président Abdelaziz Bouteflika la haute mission de Coordonnateur pour la prévention de la radicalisation et la lutte contre le terrorisme en Afrique, ainsi que dans toutes enceintes dont l’Algérie est membre », a expliqué le ministre dans une conférence ayant pour thème « Contre le terrorisme et l’extrémisme, la déradicalisation: l’expérience algérienne » qu’il a donnée à l’Institut français des relations internationales (IFRI).

Cet engagement, a-t-il ajouté, s’exprime aussi par l’organisation à Alger de nombreuses conférences internationales sur différentes dimensions de la lutte antiterroriste, « dans un esprit de partage et de solidarité », citant à cet effet la Conférence de haut niveau sur le financement du terrorisme organisée conjointement avec l’Union africaine qui s’est tenue lundi et mardi à Alger.

« Cette position repose sur le désir de mon pays pour que d’autres peuples ne connaissent jamais les horreurs que son propre peuple a vécues du fait de l’extrémisme violent et du terrorisme », a-t-il souligné, précisant que « c’est dans cet esprit de solidarité que mon pays, l’Algérie, a initié au niveau de l’Assemblée générale des Nations unies, la Résolution 72/130, qui fait du 16 mai de chaque année, la Journée internationale du vivre-ensemble en paix ».

Le ministre a saisi cette occasion pour lancer un appel aux organisations et aux particuliers afin de célébrer cette journée et « marquer ainsi notre attachement aux valeurs de dialogue, de réconciliation et du vivre-ensemble en paix ».

Au cours de sa conférence, suivie par un public nombreux de chercheurs, journalistes et ancien responsables, le ministre a indiqué que l’Algérie, qui a payé un lourd tribut en vies humaines et en ressources de la nation dans sa lutte contre l’agression terroriste, « est pleinement consciente des horreurs que ce fléau, que rien ne peut justifier, est capable de commettre ainsi que des menaces qu’il véhicule pour la sécurité et la stabilité des Etats et pour la paix et la sécurité internationales ».

« C’est pourquoi, a-t-il souligné, mon pays, qui est sorti victorieux de cette agression dirigée contre le peuple algérien tout entier, maintient un haut niveau de vigilance à l’intérieur de son territoire et sur ses immenses frontières ».

Dans la lutte contre le terrorisme qu’elle a menée « seule et dans l’indifférence, à tout le moins, de la communauté internationale », l’Algérie, a-t-il expliqué, « a développé des politiques, des stratégies et des programmes dans le cadre d’une approche visionnaire prônée avec conviction et mise en œuvre avec détermination par le président Abdelaziz Bouteklika qui lui ont permis de passer, en l’espace d’une vingtaine d’années, d’un pays déchiré par la violence à l’un des pays les plus sûrs au monde, selon un sondage effectué, l’été dernier, par l’Institut Gallup de Washington ».

Il a évoqué, dans ce contexte, les principales dimensions de l’approche algérienne en matière de lutte contre le terrorisme qui « a pour fondements la sacralité de la vie humaine, de toute vie humaine, la réconciliation, le respect et la valorisation de la différence, l’ancrage dans l’identité nationale, l’ouverture sur le monde et la modernité, et la promotion des valeurs et principes du vivre ensemble en paix, cela dans le strict respect par tous de l’ordre démocratique et républicain ainsi que de la Constitution et des lois de la République ».

Se référant aux politiques de concorde civile et de réconciliation nationale, initiées par le président Bouteflika et approuvées par référendum populaire respectivement en 1999 et 2005, le ministre a souligné qu’elles ont joué un rôle « déterminant » dans le retour de la paix et la stabilité au pays.

SOURCE/APS