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Au
lendemain de son
indépendance, l’Algérie a
rejoint, dès le 15
Octobre 1962,
l’Organisation des Nations
Unies pour l’Education, la
Science et la Culture
(UNESCO), témoignant ainsi
de la haute importance
qu’elle accorde déjà aux
domaines de compétence de
cette prestigieuse
Organisation internationale,
créée le 16 novembre 1945 à
la Conférence de Londres.
Puisant son ancrage
fondamental dans la formule
cardinale « les
guerres prenant naissance
dans l’esprit des hommes,
c’est dans l’esprit des
hommes que doivent être
élevées les défenses de la
paix », l’UNESCO
« se propose de
contribuer au maintien de la
paix en resserrant, par
l’éducation, la science et
la culture, la collaboration
entre Nations, afin
d’assurer le respect
universel de la justice, de
la loi, des droits et des
libertés fondamentales pour
tous, sans distinction de
race, de sexe, de langue ou
de religion, que la Charte
des Nations Unies reconnaît
à tous les peuples.»
[ accéder
au site web de l'UNESCO
]
A l’instar des 191 Etats
membres, l’Algérie est
représentée, dans cette
Organisation éminemment
intellectuelle du système
des Nations Unies, par une
Délégation Permanente
conduite par un Ambassadeur,
Délégué Permanent auprès de
l’UNESCO.
Depuis le 24 novembre 2005,
la fonction de Délégué
Permanent est assurée par
Monsieur Missoum SBIH,
Ambassadeur extraordinaire
et plénipotentiaire de la
République Algérienne
Démocratique et Populaire
auprès de la République
Française.
Il est assisté, dans sa
mission, par un Délégué
Permanent Adjoint et trois
Conseillers chargés, chacun
en ce qui le concerne, du
suivi des activités
sectorielles liées aux cinq
grands programmes de
l’UNESCO :
- Education
- Sciences
Exactes et Naturelles
- Sciences
Sociales et Humaines
- Culture
- Communication
et Information
Actuellement, l’Algérie est
membre du Conseil Exécutif
de l’Organisation. Elle
siège au Comité juridique et
au Conseil
intergouvernemental du
Programme Hydrologique
International. Elle est
également membre de la
Commission Consultative
Arabia chargée de promouvoir
la coopération entre
l’UNESCO et les pays arabes.
La Délégation Permanente
représente l’Algérie à
toutes les activités et
manifestations de l’UNESCO,
organisées au siège de
celle-ci à Paris, ou en
d’autres lieux. Elle assure
la liaison avec le
Secrétariat de
l’Organisation et avec les
autres Délégations des Etats
membres.
Elle assure également, en
coordination avec la
Commission Nationale pour
l’UNESCO, présidée par le
Ministre de l’Education
Nationale, les contacts avec
les départements
ministériels concernés par
les domaines de compétence
de l’UNESCO, notamment ceux
de l’Education Nationale, de
l’Enseignement Supérieur, de
la Culture, de
l’Environnement ainsi que de
toute autre instance
gouvernementale ou non
gouvernementale.
Visites de très haut
niveau
Depuis l’année 2000, la
qualité des relations entre
l’Algérie et l’UNESCO s’est
traduite par des visites de
très haut niveau :
-
Visite,
le 05 avril 2005 à
l’UNESCO, de Monsieur
Abdelaziz Bouteflika,
Président de la
République, pour
participer à la
Conférence
Internationale sur «Le
dialogue entre les
civilisations : un
facteur de paix et de
progrès pour l’humanité ».
A cette occasion, le
Président de la République a
prononcé un important
discours.
Le Directeur Général de
l’UNESCO a effectué
plusieurs visites en
Algérie :
o 2001 :
visite de travail, du 24 au
27 février 2001, à l’issue
de laquelle l’UNESCO a
apporté son soutien à la
Réforme du système éducatif
algérien.
o 2002 :
participation à la
« Conférence Internationale
pour le lancement et la mise
en œuvre du Plan National
d’Action pour
l’environnement et le
développement durable »,
tenue à Alger les 16 et 17
juin 2002.
A l’occasion de cette
visite, un Aide mémoire de
coopération a été signé
entre l’Algérie et l’UNESCO
visant à la sensibilisation
des élèves et étudiants aux
questions de
l’environnement.
o 2005 :
participation aux travaux de
la Deuxième rencontre des
Ministres Africains de
l’Education (MINDAF II),
tenue à Alger du 8 au 11
avril 2005.
Cette réunion, qui a
regroupé trente-huit
Ministres de l’Education du
continent, s’inscrit dans
le cadre du suivi de la
Décennie de l’Education pour
l’Afrique et de l’action du
NEPAD dans ce domaine.
o 2006 :
participation du Directeur
Général à la Première
réunion du Comité
Intergouvernemental de
sauvegarde du Patrimoine
Culturel Immatériel qui
s’est tenue à Alger les 18
et 19 Novembre 2006.
Axes de coopération
La coopération de l’Algérie
avec l’UNESCO est articulée
autour des axes suivants :
1- Education :
Ce volet est principalement
régi par deux instruments de
coopération :
A- L’Accord portant
sur le Programme d’Appui à
la Réforme du Système
Educatif Algérien (PARE),
signé en 2003, entre le
Ministre algérien de
l’Education Nationale et le
Directeur Général de
l’UNESCO concerne les
secteurs de l’éducation
nationale, de l’enseignement
supérieur et celui de la
formation professionnelle.
S’étant déroulé à la
satisfaction des deux
parties, il est envisagé la
reconduction de cet accord
pour l’année 2007.
B- L’Aide mémoire de
coopération en matière
d’environnement, signé le 16
juin 2002, entre le
Ministère de l’Aménagement
du Territoire et de
l’Environnement et l’UNESCO.
Ce document vise notamment à
encourager la
sensibilisation, à travers
l’enseignement, aux
questions de
l’environnement en milieu
scolaire, la création d’une
université mondiale du
développement durable ainsi
que la mise en place d’un
réseau euro méditerranéen
dans ce domaine.
2- Culture :
L’Algérie bénéficie de
l’assistance et de
l’expertise de l’UNESCO dans
le domaine de la
préservation, la
restauration et la mise en
valeur de monuments
historiques, culturels ou de
sites naturels ainsi que la
valorisation du patrimoine
culturel immatériel
algérien.
Cette coopération s’est
concrétisée par des projets
tels que :
Dans le contexte du
développement durable du sud
algérien et des pays
riverains du Sahara,
l’UNESCO, en collaboration
avec le PNUD, a initié un
projet dénommé « Les routes
des Ksour ».
Cette initiative regroupe
huit pays : l’Algérie,
l’Egypte, le Mali, la
Mauritanie, le Niger, le
Soudan, le Tchad et la
Tunisie. Elle s’inscrit ans
le cadre de la Déclaration
du Millénaire, incitant les
agences du système des
Nations Unies à contribuer
de façon prioritaire à la
lutte contre la pauvreté et
l’extrême pauvreté. Les
Ministères algériens de la
Culture, du Tourisme et
celui de l’Aménagement du
Territoire et de
l’Environnement sont les
principaux concernés par ce
projet. La société civile
est également partie
prenante de cette initiative
de développement.
L’objectif de ce projet est
de sauvegarder et de
valoriser le patrimoine
culturel matériel et
immatériel du Sahara par la
promotion du tourisme
culturel en vue d’un
développement durable de la
région. Il vise entre autre
à réhabiliter au sein des
Ksour des maisons
traditionnelles, publiques
ou privées, pouvant être
réaménagées en hébergement
touristique autour desquels
de véritables synergies
d’actions de création
d’emplois et de
sensibilisation au
patrimoine seront
encouragées.
Dans ce cadre, l’Algérie
bénéficie de l’assistance et
de l’expertise de l’UNESCO
pour la préservation et la
mise en valeur de plusieurs
joyaux de son héritage
culturel, historique et
naturel. Ainsi,
l’Organisation apporte un
appui à l’action de l’Etat
algérien dans la
réhabilitation et la
promotion de sites aussi
prestigieux que celui de la
Casbah d’Alger, de Tipasa ou
de la Vallée du M’Zab,
classés sur la liste du
Patrimoine Mondial de
l’UNESCO.
La coopération en matière de
patrimoine est porteuse de
perspectives de
développement durable au
profit des populations
locales. En effet, elle
permet de créer une
dynamique d’appropriation
des vestiges historiques par
ces populations, en offrant
notamment des opportunités
de création d’emplois. Cette
coopération contribue à
promouvoir l’économie locale
en encourageant les petits
métiers et artisanats
mettant ainsi le patrimoine
au service du développement
d’une ville ou d’une
région.
A ce jour, sept sites
algériens figurent sur la
liste prestigieuse du
Patrimoine Mondial. de
l’UNESCO, ce qui leur
confère une réputation
internationale assurant
ainsi leur promotion.
Il s’agit en l’occurrence
des monuments et sites
suivants :
- La Kalaa des Beni Hammad,
classée en 1980
Classés en 1982 ;
- Le Tassili n’Ajjer.
- Djemila.
- Timgad.
- Tipasa.
Classés en 1992 ;
- La Vallée du M’Zab.
- La Casbah d’Alger.
Plus d'informations sur le
site du Comité du Patrimoine
Mondial de l'UNESCO [ accéder
au site web du WHC
]
L’Algérie compte
actuellement une
cinquantaine de musées dans
la plupart des grandes
villes.
Le patrimoine culturel
ainsi que les diverses
formes d’expressions
artistiques sont mis en
valeur et diffusés en
direction de toutes les
catégories de publics par
l’intermédiaire des musées.
Notre pays est représenté au
sein du Conseil
International des Musées (ICOM)
qui coordonne, en étroite
collaboration avec l’UNESCO,
la coopération
internationale dans le
domaine des musées.
Voir : [ Liste
des principaux musées en
Algérie ]
Voir
: [site web ICOM]
3 - Sciences
Dans le domaine des
sciences, l’Algérie poursuit
une coopération renforcée
avec l’UNESCO, à travers
le :
- le
Programme Hydrologique
International (PHI)
- le
Programme Chaires UNESCO
- le
Programme l’Homme et la
Biosphère (MAB)
-
Au titre du premier
volet, notre pays,
en collaboration avec le PHI
et le Ministère italien de
l’Environnement et du
Territoire, a initié un
projet sur la réutilisation
des eaux usées épurées dans
l’agriculture dans le bassin
versant du lac Reghaia et la
station d’Epuration de
Constantine.
- Au titre du deuxième
volet, notre pays
compte cinq Chaires :
- Droits de l’homme,
université d’Oran ;
-
Gaz naturel, Université des
Sciences et de la
Technologie Houari
Boumedienne de Bab Ezzouar ,
Alger ;
-
Evaluation et prospective en
éducation, Université de
Constantine
- Formation en post-graduation en
prospective et gestion des
zones côtières, Institut des
Sciences de la Mer et de
l’Aménagement du Littoral
(ISMAL) Bou Ismail.
-
Culture populaire,
Université de Tlemcen.
Signalons que le Programme
Chaires UNESCO vise à
travers la mise en réseaux
d’universités et de centres
de recherches, à renforcer
les capacités endogènes de
formation et de recherche
dans les pays en
développement et à faciliter
le partage des
connaissances.
Au titre du troisième
volet,
le Programme sur l’Homme et
la Biosphère œuvre à la
conservation des écosystèmes
et de leur biodiversité à
travers l’utilisation
durable des ressources
naturelles au profit des
communautés locales.
Six sites naturels algériens
sont inscrits comme réserves
de biosphère par l’UNESCO.
Il s’agit des parcs
nationaux suivants:
- Tassili, wilaya de
Tamanrasset (1986)
- El Kala, wilaya de El
Tarf (1990)
- Djurdjura, wilaya de Tizi
Ouzou (1997)
- Chréa, wilaya de Blida
(2002)
-Taza, wilaya de
Jijel (2004)
- Gouraya, wilaya de
Bejaia (2004)
Dans le cadre de la
coopération scientifique, le
Ministère algérien de
l’Enseignement Supérieur
est également associé à
l’UNESCO dans un projet
d’université virtuelle,
dénommé campus virtuel
Avicenne. Ce projet,
lancé en 2003, regroupe 15
pays méditerranéens. Il
vise, en utilisant les
nouvelles technologies
d’Information et de
Communication, à améliorer
la formation des formateurs
aux niveaux national et
régional ainsi qu’il produit
des cours dispensés à
distance à travers
l’Internet, réduisant ainsi
les coûts de formation en
élargissant l’accès à des
milliers d’étudiants.
En septembre 2005, plus de
7500 étudiants utilisaient
le réseau Avicenne. Le
projet ambitionne
d’atteindre les 140.000
étudiants. Le campus
Avicenne bénéficie de
l’appui de la Commission
européenne. L’Union
Africaine s’intéresse
également à ce projet.
Voir : [ site
du réseau Avicenne
]
Pour
d'autres informations: [ accéder
au site web de l'UNESCO
]
Activités phares de
l’Algérie en 2006
Dans le cadre des
compétences de l’UNESCO,
l’Algérie a contribué
activement et
substantiellement aux
activités de cette
Organisation par notamment :
1 - Dans le
domaine culturel immatériel :
Lors de
la Première Assemblée
Générale des Etats Parties de la Convention sur la
sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel de 2003,
tenue les 28 et 29 juin 2006 à l’UNESCO, l’Algérie a été
élue Président de cette instance pour un mandat de
quatre ans.
Notre pays a, également,
organisé à Alger, le 18 et
19 Novembre 2006, la
Première réunion du Comité
intergouvernemental de
sauvegarde du patrimoine
culturel immatériel de la
Convention de 2003.
Plus de 60 Etats ainsi que
des ONG activant dans le
domaine du patrimoine, ont
participé à cet important
événement de dimension
internationale.
L’Algérie, qui a présidé le
Comité Intergouvernemental
d’experts chargés de
l’élaboration de cet
instrument juridique
international, à confirmé
ainsi son rôle de premier
plan dans la mise en place
d’outils et de mécanismes
visant la préservation et la
promotion du patrimoine
culturel immatériel.
2 – Dans le
domaine du patrimoine
culturel et naturel
L’Algérie a participé
activement à la 30ème
session du Comité du
Patrimoine Mondial, en
Juillet 2006, à Vilnius
(Lituanie) pour présenter la
politique et les moyens de
sauvegarde de son
patrimoine.
3- Dans le domaine du
sport :
L’Algérie a ratifié la
Convention Internationale
contre le dopage dans le
sport de 2005, témoignant
ainsi de son attachement aux
principes qui garantissent
à tous les sportifs un cadre
d’activité sain, honnête et
équitable conformément aux
valeurs morales et éthiques
sur lesquelles doit reposer
la pratique sportive.
Voir :
[
site
du réseau Avicenne
]
Pour
d'autres informations: [
accèder
au site web de l'UNESCO ] |