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S.E.M Missoum Sbih,
Ambassadeur d'Algérie en France |
Mesdames et Messieurs les Membres du Conseil
d’Administration,
Permettez-moi tout d’abord de vous souhaiter la
bienvenue au siège de l’Ambassade d’Algérie en
France où se tient la première réunion du
Conseil d’Administration du Centre culturel.
Nous voilà donc réunis aujourd’hui pour la
première fois depuis la création du Centre
culturel. Cette réunion a, dès lors, une
importance particulière et revêt, à plus d’un
titre, un caractère symbolique dans la mesure où
le Centre Culturel de Paris fonctionnera, à
l’avenir, dans le cadre institutionnel déterminé
par le nouveau décret présidentiel portant
statut-type des centres culturels algériens à
l’étranger. |
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Cette nouvelle étape témoigne de l’importance
accordée par le Gouvernement au rayonnement de
notre culture à l’étranger et de la volonté
politique des autorités algériennes d’inscrire
les activités des centres culturels algériens à
l’étranger dans le cadre de la mise en œuvre de
la politique nationale en matière culturelle à
laquelle, comme vous pouvez le constater, sont,
désormais, étroitement associés les différents
départements ministériels qui sont, à un titre
ou à un autre, directement ou indirectement,
parties prenantes.
Le Centre Culturel Algérien de Paris est un
levier d’action indispensable, un instrument
fondamental de la mise en œuvre de cette
politique. Carrefour des échanges culturels qui
concoure à la préservation de notre propre
identité, il constitue un espace d’expression et
de diffusion de tous les éléments constitutifs
du patrimoine culturel national. Il a pour
mission de concevoir et de mettre en oeuvre des
programmes d’activités culturelles qui entrent
dans le cadre de la politique nationale dans le
domaine de la culture en vue de promouvoir et de
diffuser la culture algérienne en France. Je dis
bien en France et pas seulement à Paris, car le
Centre Culturel Algérien de Paris a une vocation
beaucoup plus large et ne pourra remplir la
plénitude de sa mission que s’il prolonge son
action sur l’ensemble du territoire français
pour répondre à l’attente pressante de toute la
communauté algérienne en France.
Ce faisant, le Centre Culturel se placera en
situation pour favoriser les contacts entre
intellectuels, chercheurs, créateurs et artistes
algériens en France, associer et encourager la
contribution de notre communauté nationale au
développement socio-culturel de notre pays.
Peut-être, faut-il aussi, rappeler
opportunément, les propos du Président de la
République lorsqu’il réaffirma récemment que les
centres culturels à l’étranger ont pour mission
de « projeter l’image réelle de l’Algérie, pays
de civilisation, de tradition, de tolérance et
de convivialité ». Le Chef de l’Etat a également
insisté sur la nécessité d’ériger les centres
culturels en instruments de rayonnement de la
culture nationale et de consolidation des liens
culturels entre le pays et la communauté
nationale à l’étranger, tout en indiquant que
ces centres pourront ouvrir des annexes en vue
de se rapprocher davantage de notre communauté.
C’est cette grille de lecture qu’il faudrait
avoir constamment à l’esprit pour apprécier
intelligemment les termes du décret présidentiel
relatif aux centres culturels à l’étranger qui
détermine clairement les responsabilités
respectives du Conseil d’Administration et du
Directeur du Centre Culturel.
Ainsi, il vous apparaîtra, sans doute comme à
moi-même, que la richesse intellectuelle des
questions dont nous allons débattre ne peut être
enfermée dans un cadre purement juridique. Les
délibérations que nous aurons, je l’espère bien,
dépasseront très largement ce type de
considérations pour laisser la place à une marge
d’interprétation fondée, avant tout, sur la
nature de nos débats et la réalisation de nos
objectifs communs.
Aussi, dans cette perspective, vous
inviterais-je, si vous le voulez bien, à
échanger tout d’abord quelques idées dans le
cadre d’un bref débat préliminaire portant,
d’une part, sur le cadre conceptuel dans lequel
les rapports entre le Conseil d’Administration
et le Centre culturel sont appelés à se
développer et, d’autre part, sur la répartition
des tâches qui incomberont respectivement aux
deux sessions annuelles du Conseil ainsi que sur
les méthodes de travail que nous serons appelés
à pratiquer en vue de dégager des rapports
harmonieux entre le Conseil d’Administration qui
exprimera les orientations de la politique
gouvernementale en matière culturelle et les
prérogatives du Directeur du Centre culturel qui
doit, dans le cadre de ces orientations,
disposer d’une large autonomie de fonctionnement
compatible avec la nature de sa mission et les
responsabilités propres qui lui incombent.
Enfin, faut-il le préciser, le Conseil
d’Administration ne peut pas se contenter de
délibérer et de définir des orientations, il
faut donner au Directeur du Centre Culturel les
moyens de son action sans lesquels il serait
vain d’attendre, de sa part, les résultats
escomptés.
C’est dans ce cadre et dans cet esprit que nous
allons aborder successivement les deux grandes
questions figurant à notre ordre du jour, d’une
part le bilan des activités du Centre et,
d’autre part, le programme d’activités pour
l’année 2010. Nous aurons également à évoquer
dans le cadre du troisième point de l’ordre du
jour intitulé « questions diverses », les
conditions et les modalités concrètes selon
lesquelles le Centre Culturel sera amené à
développer ses activités sur l’ensemble du
territoire français, sans exclure l’éventualité
de créer des centres culturels annexes si vous
estimez que cette hypothèse peut d’ores et déjà
être envisagée.
Il ne me reste plus, avant d’engager nos
délibérations sur ces questions, qu’à souhaiter
plein succès à vos travaux.
Je vous remercie.
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