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L'Ambassadeur

 

S.E.M Missoum SBIH a donné une conférence de presse au siège de l’Ambassade d’Algérie en France

 vendredi 05 mars 2010


 

S.E.M Missoum Sbih,
Ambassadeur d'Algérie en France

L'ambassadeur d’Algérie en France, M. Missoum Sbih,  a souligné vendredi à Paris, "la détermination des pouvoirs publics à obtenir  le retrait de l'Algérie de la liste des pays dits à risque induisant un renforcement  du contrôle des passagers au niveau des aéroports".  

 "L'inscription de l'Algérie sur cette liste est une mesure discriminatoire. Nous ne comprenons pas comment on a singularisé l'Algérie dans la région alors que les autorités  françaises se sont félicitées de la qualité de la coopération bilatérale en  matière de sécurité et de lutte anti-terroriste", a indiqué l'ambassadeur, au  cours d'une conférence de presse.

Après le récent entretien qu'il a eu avec le Secrétaire général du Quai d'Orsay à ce sujet, M. Sbih a indiqué que "la partie française a pris la mesure  de l’émotion suscitée au sein de l’opinion publique et  de la détermination de l'Algérie à obtenir son retrait de cette liste". 

 

Sur les relations algéro-françaises, l'ambassadeur a refusé de parler  de "crise".  "Il y a une crispation sur certaines questions sensibles comme  celles du diplomate Mohamed Ziane Hasseni, des moines de Tibhirine qui a été instrumentalisée, l'inscription de l'Algérie sur cette liste des pays dits à risque", a-t-il précisé.    

Concernant l'affaire du diplomate Hasseni, l'ambassadeur d'Algérie en  France a indiqué que "l'affaire est entre les mains de la justice. Nous savons  que notre diplomate est innocent et nous attendons un non lieu définitif".

Réfutant les informations publiées par la presse française, M. Sbih  a indiqué que "les autorités algériennes n'ont jamais refusé de recevoir le  ministre français des Affaires étrangères". 

"M. Bernard Kouchner devait effectuer une visite en Algérie le 18 janvier  dernier, à l'invitation de son homologue, M. Mourad Medelci. C'est le ministre  français qui a demandé son report", a-t-il souligné. 

L'ambassadeur a également apporté des précisions sur la visite du président  de la République, M. Abdelaziz Bouteflika en France. 

"Il n'y a jamais eu de report de cette visite puisqu'aucune date n'a  été fixée", a-t-il affirmé. 

L’ambassadeur a précisé  que  « le président Nicolas Sarkozy  a invité le président Bouteflika pour effectuer une visite d'Etat en France.  "L'invitation a été acceptée et la date  de cette visite devant ultérieurement être arrêtée d’un commun accord",  a-t-il indiqué tout en estimant que "l'importance politique et diplomatique  de l’événement implique un climat nouveau et favorable pour lui assurer tout  le succès attendu"

La récente visite en Algérie du Secrétaire général de l'Elysée,  M. Paul Guéant et du conseiller diplomate M. Jean-David Levitte, reçus par le  Premier ministre M. Ahmed Ouyahia, accompagné du chef de la diplomatie,  M. Mourad Medelci, a été également évoquée lors de cette conférence de presse. 

L'ambassadeur a rappelé que cette visite "a été préparée" et "permis  au Premier ministre M. Ahmed Ouyahia de faire un état des lieux sans complaisance  sur les relations bilatérales"  et "à la délégation française de mieux identifier  les questions pendantes et les  attentes algériennes". 

M. Sbih a, d'autre part, insisté sur "la dimension humaine" des relations  entre les deux pays, indiquant que celle-ci "doit être un facteur d'équilibre  dans nos relations avec la France". 

Dans ce sens, il a précisé  qu'un groupe de travail se penche actuellement  sur les modifications à apporter aux accords de 1968. 

"L'Algérie ne s'inscrit pas dans la problématique des flux migratoires ni de l’immigration choisie.

L'importance de la communauté algérienne en France et la densité de ses rapports  avec la France font que la revalorisation de ces accords est nécessaire pour  leur donner un contenu substantiel qui reflétera l'importance de cette dimension  humaine et préservera les intérêts de notre communauté", a souligné M.Sbih.

 Evoquant les relations économiques entre les deux pays, l'ambassadeur  a indiqué que "la partie française doit faire davantage d'efforts pour encourager  les investissements en Algérie, le transfert de technologie et du savoir-faire",  tout en qualifiant de "justes" les mesures prises par les pouvoirs publics  pour défendre l'économie nationale. 

D'autre part, l'ambassadeur a annoncé la tenue, le 25 mars prochain,  de la première réunion du Conseil d'Administration du Centre culturel algérien à Paris.

Cette instance a été créée conformément au Décret présidentiel d'août dernier portant statut-type des centres culturels algériens à l'étranger. 

Dans ce contexte, il a insisté sur le rôle que doit jouer cet établissement dans le rayonnement de la culture nationale à l'étranger et le renforcement des liens entre le pays et la communauté nationale à l'étranger.

 

 

 

 

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