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M. Amar TOU, Ministre de la
Santé, de la Population et de la réforme
Hospitalière a participé aux travaux de la 2ème
conférence internationale sur « La couverture du
risque maladie dans les pays en développement :
qui va payer ? » tenue à Paris, le 7 mai 2008.
Cette conférence qui est
intervenue à l’initiative du Ministre français
des Affaires étrangères et européennes s’est
attachée dans un premier temps à présenter les
liens existants entre la santé, le développement
économique, la croissance et la lutte contre la
pauvreté, en s’appuyant sur les analyses
macroéconomiques récentes en la matière, puis la
capacité des États à mieux financer la santé
sous les contraintes fiscales et budgétaires, à
partir notamment des expériences nationales et
des recommandations des organisations
internationales concernant le financement de la
mise en œuvre des systèmes de couverture
maladie. Il a été souligné, à cet égard, la
complémentarité de tous les mécanismes de
financement, avec une attention particulière aux
financements innovants ainsi que l’impérative
implication du secteur privé en tant que
partenaire privilégié de l’Etat pour une
meilleure offre des soins de santé.
Lors de cette conférence, M. le
Ministre de la Santé, de la Population et de la
Réforme Hospitalière, a souligné que
l’universalité du système de couverture maladie
en Algérie est en vigueur de puis de longues
années. Cette pratique est étendue à l’ensemble
des citoyens, y compris les non assurés sociaux
et dont ceux qui ne sont pas des démunis et que
le gouvernement s’attache à une meilleure
maîtrise des dépenses de santé et lutter contre
le secteur informel.
Les travaux de la conférence se
sont achevés par l’adoption de la déclaration de
la Présidence. En substance, elle a énoncé les
recommandations suivantes :
-
la nécessité de faire du
financement de la mise en place de dispositifs
de couverture du risque maladie une priorité de
l’agenda international au service des pays en
développement,
-
la mise en exergue du rôle de
l’Etat en tant qu' acteur, régulateur et
responsable de l’élaboration de stratégies
nationales de couverture sociale avec
l’implication de plus en plus soutenu de la
société civile et des opérateurs privés pour
répondre à l’offre de soins.
-
L’étroite complémentarité entre
le renforcement des systèmes de santé et les
Fonds verticaux pour le développement de la
couverture du risque maladie. |