Missions

Le pôle culturel scientifique et technique de l’ambassade d’Algérie en France a notamment pour missions : 

  • de mieux faire connaître la culture algérienne dans toute sa diversité et d’œuvrer à son rayonnement ;

  • de promouvoir la coopération culturelle et scientifique avec la France et de favoriser les échanges culturels et universitaires entre les deux pays ;

  • de promouvoir la coopération technique et institutionnelle entre les secteurs d'activité des deux pays, principalement entre les départements ministériels techniques et à vocation sociale et établissements publics algériens y rattachés et leurs homologues français.

  • d’assurer le suivi pédagogique des étudiants boursiers et des stagiaires et ce, en relation avec les organismes de tutelle des intéressés et des institutions concernées en France; 

 

Culture et Éducation

L’éducation et l’enseignement supérieur en Algérie, quelques données

La généralisation de l’enseignement aux plus larges couches populaires a été une constante de la politique éducative des différents gouvernements qui ont présidé aux destinées de l’Algérie depuis son accession à l’indépendance en 1962. Il leur fallait en effet, répondre aux pressantes attentes sociales en matière d’éducation et asseoir, en investissant dans la formation des ressources humaines, les bases d’un développement durable du pays. Aussi, une part des ressources de l’Etat algérien, variable certes, selon les périodes, mais néanmoins toujours relativement importante (de l’ordre de 25 % du budget de l’État), a-t-elle été de tout temps  allouée au secteur de l’éducation. Cet effort a permis de soutenir, entre autres :

  • l’institution d’une scolarité obligatoire et gratuite de 09 ans  (97 % d’une classe d’âge d’enfants de 06 ans sont scolarisés), [ En savoir plus ]

Plus de 7 570 000 élèves sont inscrits dans les trois cycles primaires, moyens et secondaires dont 620 000 nouveaux (2006-2007).

  • la diversification des offres de formation professionnelle
    Le secteur de la formation professionnelle relève du ministère de la formation et de l’enseignement professionnels. Sa principale mission est d’assurer une qualification professionnelle permettant l’accès à un emploi.

Le réseau de  la formation et de l’enseignement professionnels est constitué de près d’un millier d’établissements qui  prennent en charge plus de 450000 élèves apprentis et techniciens. [ En savoir plus ]

  • la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur,
    Le réseau de l’enseignement supérieur comprend aujourd’hui 58 établissements dont 27 universités, 13 centres universitaires, 06 instituts nationaux, 06 écoles nationales, 04 écoles normales supérieures et 02 annexes d’universités.
    [ En savoir plus ]

  • Plus de 900000 étudiants fréquentent les établissements de l’enseignement supérieur dont 217 000 nouveaux (rentrée 2006-2007).

  • Plus de 85 % des étudiants sont boursiers et environ 51 % d’entre eux sont hébergés en Cités Universitaires.

  • La recherche se fait principalement dans les universités et une douzaine de centres de recherche.

  • 600 laboratoires sont agrées. Ils sont crédités d’un potentiel de 12 000 chercheurs.

  • Une ministre déléguée auprès du ministre de l’enseignement supérieur est chargée de promouvoir la recherche en tant que vecteur essentiel du développement durable.

Il est à noter la remarquable augmentation des effectifs des filles dans tous les  paliers du système éducatif. En dehors du cycle primaire où elles sont à égalité avec les garçons , elles sont partout ailleurs majoritaires. Leur proportion dans l’enseignement supérieur avoisine les 60 %.

L’éducation nationale demeure pour l’essentiel régie par l’ordonnance n° 76-35 du 16 avril 1976 complétée et modifiée par un ensemble d’autres textes.

puce

Ordonnance n° 76-35 du 16 avril 1976 portant organisation de l’éducation et de la formation. [ Accéder au JORA, page 428]

puce

Loi n° 03-14 du 19 Chaâbane 1424 correspondant au 25 octobre 2003 portant approbation de l’ordonnance n° 03-09 du 14 Joumad Ethani 1424 correspondant au 13 août 2003 modifiant et complétant l’ordonnance n° 76-35 du 16 avril 1976 portant organisation de l’éducation et de la formation.[ Accéder au JORA, page 3]

puce

Décret  exécutif n° 04-90 du 24 mars 2004 fixant les conditions de création, ouverture et de contrôle des établissements privés d’éducation et d’enseignement.[ Accéder au JORA, page 3]

puce

Décret présidentiel n° 04-433 du 17 Dhou El Kaada 1425 correspondant au 29 décembre 2004 fixant les conditions d’ouverture des établissements d’enseignement scolaire étrangers.
[
Accéder au JORA, page 25]

L’enseignement supérieur est régi par deux lois: la loi d’orientation de l’enseignement supérieur et la loi  portant loi d’orientation et de programme à Projection Quinquennale sur la recherche scientifique et technologique.  

puce

Loi 99-05 du 18 Dhou El Hidja 1419 correspondant au 04 avril 1999 portant loi d’orientation sur l’enseignement supérieur.
[
Accéder au JORA, page 4]

puce

Loi 98-11 du 29 Rabie Ethani 1419 correspondant au 22 août 1998 portant loi d’orientation et de programme à Projection Quinquennale sur la Recherche Scientifique et le Développement Technologique 1998-2002. [ Accéder au JORA, page 3]

puce

Décret présidentiel n° 03-309 du 14 Rajab 1424 correspondant au 11 septembre 2003 portant organisation et gestion de la formation et du perfectionnement à l’étranger. [ Accéder au JORA, page 14]

puce

Décret  exécutif n° 01-294 du 13 Rajab 1422 correspondant au 1er octobre 2001 fixant les conditions de recrutement et d’exercice au sein des  établissements d’enseignement et de formation supérieurs des enseignants associés et des enseignants invités.[ Accéder au JORA, page 12]

Une commission nationale de reforme du système éducatif  a été installée par le président de la république en 2000. Depuis, le système éducatif algérien est entré dans une nouvelle phase caractérisée par une dynamique de réformes destinée à le mettre au diapason avec les grandes mutations internes et externes dans les domaines culturel, scientifique, technique et technologique. Parmi les objectifs de ces réformes, l’introduction d’un enseignement sur les droits de l’homme, sur l’environnement et les techniques d’information et de communication .Ce processus de réforme est accompagné par l’UNESCO

Le système éducatif algérien se présente aujourd’hui comme un système ouvert à tous les enrichissements universels tout en promouvant les éléments fondamentaux constitutifs de l’identité nationale.

Des projets de nouvelles lois sont en phase finale de préparation.

 


 

Relations bilatérales

La coopération culturelle scientifique et technique constitue un volet important de la coopération bilatérale, du fait de son apport au développement des différents secteurs d’activité et de la promotion des échanges entre professionnels, à même de favoriser l’échange d’expériences réussies dans les deux pays et une connaissance plus profonde de leurs civilisations respectives.

Celle-ci a évolué de manière significative avec les transformations opérées en Algérie, au plan des politiques économiques, sociales et éducatives et devra connaître une impulsion plus grande à la faveur de la Déclaration d’Alger de mars 2003 signée entre les Chefs d’État des deux pays.

Cette coopération est encadrée par la convention de coopération culturelle,scientifique et technique signée entre les Gouvernements des deux pays le 11 mars 1986 qui devra être remplacée par une nouvelle convention cadre tenant compte des nouvelles réalités économiques et sociales intervenues dans les des deux pays.

 

1. Structures de la coopération culturelle, scientifique et technique

1.1-Le Comité Mixte de Projets (CMP)

Le CMP se prononce sur l’éligibilité des projets de coopération culturelle, scientifique et technique,en évalue l’exécution et établit le bilan des actions de coopération engagées.

Cette instance de coopération qui se réunit alternativement dans chacun des deux pays a tenu sa dernière session (24ème) à Paris les 22 et 23 mai 2006.

Cette session a permis d’établir un programme de coopération au titre de l’exercice 2006/2007.Les nouvelles actions préconisées permettent d’apporter un appui aux réformes engagées par l’Algérie,particulièrement dans les secteurs de l’économie,de l’éducation et de l’enseignement supérieur,de la justice et des institutions et administrations publiques.
 

1.2- Le Haut Conseil Universitaire et de Recherche (HCUR)

S’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre de la déclaration d’Alger, le HCUR a été institué par le protocole annexe à la convention de coopération culturelle, scientifique et technique signé le 29 novembre 2003.

Cette instance mixte paritaire a notamment pour mission d’orienter, de coordonner et de valider les programmes de coopération universitaire et de recherche algéro- française.

Le HCUR a tenu sa dernière session (6ème) à Paris les 24 et 25 novembre 2006.

[ Lire discours de l'Ambassadeur ]
 

1.3-Le Comité Mixte d’Evaluation et de Prospective (CMEP)

Le CMEP a, notamment, pour attributions l’échange d’expériences et d’informations en matière de coopération interuniversitaire, notamment, les programmes d’enseignement, la pédagogie, l’organisation universitaire et l’examen des projets de coopération y afférents.

La dernière session du CMEP (26ème) s’est tenue à Annaba du 28 au 30 octobre 2006.
 

2. Coopération  interuniversitaire et scientifique

2.1. Le Programme boursier algéro- français (PROFAS)

Le programme boursier mixte financé conjointement sur fonds publics algériens et français dont la 6ème session de son comité mixte a été tenue à Alger le 11 décembre 2005 a permis depuis sa création l’accueil de plusieurs milliers d’étudiants, d’enseignants chercheurs et de cadres des administrations et services publics.

2.2. Le programme spécial de formation

En sus du programme PROFAS, le Gouvernement algérien a mis en œuvre,à partir de 2005, un programme exceptionnel de 2600 bourses de formation à l’étranger destiné aux maîtres assistants et chargés de cours en phase de finalisation de thèse. Ce programme, entièrement financé par l’Algérie,a pour objectif l’amélioration qualitative de l’encadrement universitaire. A noter que près de 500 enseignants sont déjà en formation en France, dans ce cadre.

2.3 La coopération interuniversitaire

Bien ancrée dans une tradition d’échange entre universitaires algériens et français,la coopération interuniversitaire représente une composante essentielle de la coopération scientifique,technique et culturelle et se matérialise par la coopération entre établissements universitaires des deux pays, conformément aux conventions signées entre ces établissements.

L’accord signé le 15 novembre 2006 entre les représentants de la Conférence des présidents d’universités françaises et de la conférence nationale des universités algériennes intervient, notamment, pour structurer davantage cette coopération.

A noter que le Haut Conseil Universitaire et de Recherche, a lors de ses sessions tenues en 2005 et 2006 apporté un soutien aux réformes menées par le secteur de l’enseignement supérieur, particulièrement, en ce qui concerne la mise en place du système Licence Master Doctorat (LMD) en Algérie.

 
2.4-La mise en place de structures universitaires mixtes

La création en 2004 de l’École Supérieure Algérienne des Affaires, premier établissement supérieur mixte d’enseignement supérieur, conformément à la Déclaration d’Alger de mars 2003 a permis d’envisager un nouveau schéma de coopération interuniversitaire entre les deux pays. Cet établissement a déjà commencé à former des étudiants et cadres algériens en Master en Gestion et en MBA exécutif destiné principalement aux cadres des entreprises algériennes en exercice. La remise des diplômes à la première promotion du MBA Exécutif  s’est déroulée au siège de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris le 23 novembre 2006. [ Lire discours de l'Ambassadeur  ]

La concrétisation de ce projet qui intervient à point nommé pour la consolidation de l’encadrement du secteur économique en Algérie devrait être poursuivi par la mise en place d’une université mixte algéro- française.

               

3. La coopération technique

La coopération technique bilatérale s’effectue sous l’impulsion et le suivi du Comité Mixte des Projets

Elle s’articule autour de l’accompagnement des réformes institutionnelles, de la coopération administrative et du renforcement des politiques publiques sectorielles.

3.1-L’accompagnement des réformes institutionnelles se traduit, notamment, par :

  • une coopération active entre les institutions judiciaires (Cour Suprême,Conseil d’État, etc) et leurs homologues françaises,à travers l’organisation de rencontres,de séminaires et de stages de formation et d’information,l’échange de documentations spécialisées et le jumelage entre juridictions des deux pays ;

  • l’appui à la modernisation de la cour des comptes, à travers des actions de formation au profit de ses magistrats.

 3.2-La coopération administrative porte, notamment, sur :

  • la modernisation de l’autorité chargée de la fonction publique, à travers le renforcement de la gestion des ressources humaines (stages, séminaires et visites de travail) et l’organisation de séminaires thématiques entre les responsables de la Direction Générale de la Fonction Publique Algérienne et la Direction Générale de l’Administration et de la Fonction Publique Française.

  • et le renforcement de la coopération entre établissements de formation administrative des deux pays (Ecole Nationale d’Administration d’Alger (ENA)/ENA de Strasbourg, Institut Diplomatique et de Relations Internationales d’Alger/ENA de Strasbourg et Centre d’Études Européennes de Strasbourg).

  3.3-Le renforcement des politiques publiques sectorielles

La coopération technique (transports, ressources en eau, travaux publics, environnement, emploi et travail, santé…etc.)a connu ces dernières années, notamment pour ce qui est des secteurs des infrastructures,un développement substantiel. Cette évolution positive a été permise grâce :

  • à un échange dense de visites ministérielles, de part et d’autre ;

  • à l’initiation par les pouvoirs publics algériens de réformes structurelles d’envergure impliquant nécessairement l’échange d’expériences réussies et la promotion d’actions de formation de toute nature tendant à consolider le niveau d’encadrement de ces secteurs.

Dans les secteurs d’infrastructures, la coopération porte particulièrement, sur le renforcement des capacités de formation des secteurs des transports et des ressources en eau, à travers la promotion des liens entre établissements de formation nationaux et français de ces secteurs.

S’agissant de l’aménagement du territoire et de l’environnement :

  • En matière d’aménagement du territoire,il est à noter la convention de partenariat signée en décembre 2006 sur la coopération autour du développement des pôles de compétitivité en Algérie. A ce titre,une coopération  avec la Délégation interministérielle française à l’aménagement et à la compétitivité des territoires est prévue,dans le cadre de la mise en place des pôles de compétitivité,et ce, dans l’optique de la mise en œuvre du schéma national d’aménagement du territoire à l’horizon 2025 ;

  • En matière d’environnement, la coopération porte le renforcement des capacités du conservatoire du littoral et la mise en place des conservatoires nationaux des métiers de l’environnement.

 Dans le secteur de la santé, la coopération enregistre une participation française à l’appui à la prise en charge des soins de haut niveau en Algérie et à la réforme hospitalière, et ce, notamment à travers le jumelage entre établissements hospitalo-universitaires des deux pays. La coopération porte également sur les domaines de la veille et de la sécurité sanitaires et de la recherche médicale.

Dans les secteurs de l’emploi et du travail, la coopération porte sur le renforcement du dispositif de promotion des petites entreprises et le perfectionnement des cadres des deux secteurs, notamment, en matière d’inspection de travail et d’assurance-chômage.

 

 

 

 

 

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