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Missions
Le pôle
économique et commercial de l’Ambassade d’Algérie en
France contribue à une meilleure appréciation des
conceptions et objectifs nationaux en matière de
coopération et d’échanges économiques et commerciaux
bilatéraux.
Le pôle
économique et commercial veille à la mise en
œuvre des accords bilatéraux de coopération
économique et financière. Il participe en ce sens à
la préparation des négociations
intergouvernementales y afférentes.
Le pôle
économique et commercial participe par
ailleurs à la préparation des expositions, foires et
autres manifestations à caractère économique et
commercial.
Le pôle
économique et commercial concourt à la
prospection des marchés et ce à travers notamment
les contacts et relations qu’il entreprend avec les
autorités gouvernementales, institutions
économiques, financières et commerciales,
entreprises et autres organisations du pays
d’accréditation.
Le pôle
économique et commercial contribue à une
meilleure compréhension du cadre juridique des
affaires en Algérie par le biais d’actions
d’information, de conseils et d’accompagnement des
investisseurs français désireux de s’installer en
Algérie. Il contribue dans cette perspective à
l’organisation d’ateliers, forums, colloques et
séminaires consacrés à l’économie algérienne.
Investir en Algérie
L’ouverture de l’économie Algérienne
à l’investissement étranger a été consacrée par
l’ordonnance n°01-03 du 20 août 2001 relative au
développement de l’investissement, modifiée et
complétée par l’ordonnance n° 06-08 du 15 juillet
2006 et l’ordonnance n°09-01 du 22 juillet 2009
portant loi de finances complémentaire pour 2009.
Le code algérien des investissements
consacre le principe de l’égalité du traitement à
l’égard des investisseurs nationaux et étrangers,
tout comme il accorde :
· des
incitations fiscales, parafiscales et douanières ;
· la garantie
de transfert du capital investi et des revenus pour
les investissements réalisés, à partir d’apports en
devises convertibles;
·
le non recours à la réquisition
administrative ;
·
la possibilité du recours à
l’arbitrage international pour les investisseurs non
résidents en cas de litige.
Les réaménagements introduits par
l’ordonnance n° 06-08 du 15 juillet 2006 visent,
notamment, la simplification du processus d’octroi
d’avantages et prévoient l’identification de
critères précis pour les investissements présentant
un intérêt pour l’économie nationale.
Des avantages supplémentaires au
profit de l’investissement ont été également
consacrés, à la faveur de la loi de finances
complémentaire pour 2009. Il s’agit,
essentiellement, de :
·
la prorogation de deux ans de la
période d'exonération de l'Impôt sur le revenu
global (IRG) et de la taxe sur l'activité
professionnelle (TAP).
·
l'extension de 3 à 5
ans de la période d'exonération de l'impôt sur les
bénéfices en faveur des investisseurs créant 100
emplois permanents et ce dès le lancement de leur
projet.
·
la réduction de la TVA
pour les biens produits localement dans le cadre des
activités industrielles naissantes. Cette réduction
touchera aussi, à hauteur de 7% au lieu de 17%, les
intrants destinés au montage des micro-ordinateurs.
En contre partie, l’investisseur
devra :
·
Réinvestir
sur place le montant des exonérations accordées,
·
présenter une balance en devises
excédentaire au profit de l’Algérie et ce pendant
toute la durée de vie du projet,
·
Recourir au financement
local pour la réalisation de son investissement.
Cette obligation ne s’impose pas pour la
constitution du capital social.
·
S’associer
avec des partenaires nationaux afin d’assurer le
transfert de technologie et l’emploi de ressources
humaines locales.
La loi de finances complémentaire de
2010 a, de son coté, introduit une nouvelle mesure
qui permettra à l'Etat d'appliquer le droit de
préemption et de racheter la société objet d’une
transaction, à un prix fixé sur la base d'une
expertise. L'objectif de cette mesure est de
renforcer le contrôle de l'Etat sur les cessions
indirectes de participations dans les sociétés
algériennes à capitaux étrangers.
D'autres mesures, non moins
importantes, ont été décidées en 2011 afin de
faciliter l'acte d'investir, par le Conseil des
Ministres du 22 février 2011 et à l’occasion de la
réunion de la tripartite économique de mai 2011.
En effet, le Conseil des Ministres a
pris une série de mesures qui ont trait
essentiellement au foncier et au financement de
l'investissement. Dans le domaine foncier, il a été
décidé notamment, la décentralisation de la décision
d'attribution de la concession des terrains relevant
du domaine privé de l'Etat, et le recours au gré à
gré en matière de concession des terrains. En
matière de financement, il a été décidé le lancement
des sociétés publiques de leasing pour les nouvelles
PME, la création des 48 fonds de wilayas avec un
capital initial d’un milliard de DA pour chaque
fonds, la dynamisation des mécanismes en place pour
la garantie du crédits aux PME ainsi que
l'intervention du Fonds National de
l'Investissement.
L'Etat a également prévu l’octroi
d'avantages fiscaux et parafiscaux et d’un régime
dérogatoire au profit des projets d'investissement
réalisés dans les wilayas du Sud et des Hauts
Plateaux.
De même, d’autres mesures ont été
décidées par la tripartite économique de mai 2011
pour l'amélioration de l'environnement financier des
PME. Il s'agit notamment de mesures portant sur la
facilitation de l'importation des intrants et des
équipements par les entreprises de production et de
mesures incitatives spécifiques pour le
développement des PME du BTPH. Ces mesures ont
concerné aussi l'allègement des procédures fiscales,
le traitement des dettes fiscales, l'amélioration de
l'accès des PME au financement ainsi que le soutien
aux exportations hors hydrocarbures.
Sur un autre plan, la gestion du
dispositif d’incitation à l’investissement est
confiée à l’Agence Nationale de Développement de
l’Investissement (ANDI) qui a pour principales
missions le développement et le suivi des
investissements nationaux et étrangers. Elle
concourt à la facilitation de l’accomplissement des
formalités administratives relatives à la création
d’entreprises grâce à un réseau de guichet unique
décentralisé au niveau des willayas, regroupant les
représentants des différentes administrations
concernées par l’investissement.
L’ANDI est habilitée à octroyer des
exonérations fiscales et parafiscales selon deux
régimes : un régime général qui concerne les
investissements courants et un régime dérogatoire
réservé aux investissements réalisés dans des zones
spécifiques ou ceux présentant un intérêt
particulier pour l’économie nationale. Ces derniers
sont soumis à une convention à signer entre l’ANDI,
pour le compte de l’État, d’une part et
l’investisseur, d’autre part.
De même, la gestion du foncier
économique destiné à la promotion de
l'investissement a connu une avancée notable, depuis
la promulgation de l'ordonnance n° 08-04 datée du
1er septembre 2008, fixant les conditions et les
modalités de concession des terrains relevant du
domaine privé de l'état destinés à la réalisation
des projets d'investissement, et ses textes
d'application.
Les autorités algériennes ont procédé
à cet effet à la mise en place de l'Agence nationale
d'intermédiation et de régulation foncière (ANIREF)
qui est à présent opérationnelle et dispose
aujourd'hui de dix directions régionales.
L'élaboration de la mercuriale des prix servant de
référence pour la détermination du prix des
transactions, permettra un renforcement de la
régulation du marché du foncier par une plus grande
transparence et par une amélioration des
disponibilités foncières au profit des investisseurs
sur la base du régime de la concession.
Le bilan des investissements réalisés
en 2011, établi par l’ANDI, fait apparaître une
augmentation sensible des projets d'investissement
déclarés qui ont triplé, totalisant 7.047 projets
pour un montant de près de 1.300 milliards de DA, et
devant créer plus de 140.770 nouveaux emplois. Les
chiffres de l'ANDI montrent que toutes les activités
ont enregistré une hausse en termes de valeur et de
nombre de projets déclarés, notamment, les secteurs
de l'industrie, de l'énergie, de l'agroalimentaire
et de la chimie. A relever,
également, le retour
significatif des projets d'investissement en
partenariat durant cette année avec des promoteurs
étrangers avec, notamment, 21 projets industriels
pour un montant de 40 mds de DA et deux projets
touristiques pour 382 mds de DA.
Outre les mesures à caractère
législatif et règlementaire, l’attractivité du
marché algérien découle des avantages comparatifs
résultant, notamment:
-
des ressources énergétiques :
l’Algérie occupe la 15ème place mondiale
en matière de réserves pétrolières (45 milliards de
tonnes en équivalent pétrole pour les réserves
prouvées en pétrole), et le rang 18ème
producteur mondial de pétrole et de 12ème
exportateur et. Pour ce qui est du gaz naturel,
l’Algérie occupe la 7ème place dans
le monde en matière de réserves prouvées et le
rang de 3ème exportateur et 5ème producteur
mondial de gaz naturel. Fort de son potentiel
énergétique, l’Algérie participe pleinement à la
sécurisation des approvisionnements énergétiques
de l’Union Européenne dont elle constitue le
troisième fournisseur de gaz naturel et le
quatrième fournisseur énergétique total.
L’Algérie est également le troisième fournisseur
de gaz naturel de la France.
L’Algérie recèle, également,
d’importantes ressources minières notamment de
phosphate, de zinc, de fer, de tungstène, de kaolin,
en plus des gisements d'or et d’uranium qui
constituent le potentiel minier à exploiter ou à
explorer dans le futur. A cela s’ajoutent des
perspectives prometteuses pour le diamant, terres
rares, métaux rares et pierres précieuses et
semi-précieuses.
-
des infrastructures de
base : en matière
d’infrastructures de base, l’Algérie bénéficie d’un
réseau de distribution d’électricité et de gaz qui
assure la couverture du territoire national à 98%.
Le réseau routier qui dépasse les 100.000 km et un
réseau des voies ferrées, de l’ordre de 4700 km.
Elle dispose, également, de 31 aéroports dont 14
ouverts au trafic international et de 11 ports
multiservices dont deux spécialisés dans
l’exportation des hydrocarbures.
-
des
opportunités offertes par le programme
d'investissements publics pour 2010 – 2014 :
le programme d'investissements publics retenu dans
le cadre du plan quinquennal 2010 -2014 bénéficie
d’une enveloppe financière de 286 milliards de
dollars destinée à financer des projets visant le
parachèvement de ceux déjà entamés, pour un montant
équivalent à 130 milliards de dollars, et
l'engagement de nouveaux projets pour un montant de
près de 156 milliards de dollars. Ce programme a
réservé près de 40% de ses ressources à la poursuite
du développement de certains secteurs névralgiques,
notamment ceux :
· des
travaux publics pour l'extension et la modernisation
du réseau routier, et l'augmentation des capacités
portuaires,
· des transports en vue
de moderniser et d'étendre le réseau de chemin de
fer, d'améliorer le transport urbain (avec notamment
la réalisation de tramways à travers 14 villes,
l’extension du métro d’Alger, mis en service en
novembre 2011), et de moderniser les infrastructures
aéroportuaires,
·
de l'aménagement du territoire et
l'environnement,
· de
l’agriculture et du développement durable,
· la
promotion de la petite et moyenne entreprise, à
travers la réalisation de zones industrielles.
Aperçu général de l’économie algérienne
L’économie algérienne a renoué avec des indicateurs
macro-économiques stables et performants permettant
depuis 1999 un retour graduel à la croissance
économique.
Le rétablissement de ces équilibres (balance
commerciale excédentaire, taux d’inflation et
déficit budgétaire maîtrisés, taux d’intérêt
attractif à l’investissement) a permis d’engager dès
cette date un processus de réformes structurelles
dans nombre de secteurs d’activité (poste et
télécommunications, transports, énergie,
tourisme,…etc.) ; les résultats de ces réformes
ayant été à maintes reprises salués par les
institutions financières multilatérales (Banque
Mondiale et Fonds Monétaire International).
La transition de l’économie algérienne vers une
économie de marché a été également marquée par un
désengagement progressif de l’État de la sphère
économique, particulièrement, de la sphère
commerciale, et ce, depuis le début des années 1990.
En matière commerciale, cette ouverture a été
consacrée par l’ordonnance n°03-04 du 19 juillet
2003 relative aux règles générales applicables aux
opérations d’importation et d’exportation de
marchandises, a permis une libéralisation accrue des
échanges.
Parallèlement, l’Algérie s’est engagée dans un
processus d’intégration de son économie au sein de
l’économie mondiale. Dans ce cadre, notre pays a
signé un accord d’association avec l’Union
Européenne, entré en vigueur depuis le 1er
septembre 2005, tout comme il a adhéré à la zone
arabe de libre échange en novembre 2008. L’Algérie
est également en phase avancée dans les négociations
en vue de son accession à l’Organisation Mondiale du
Commerce.
A la faveur d’un retour à la croissance de
l’économie algérienne durant la dernière décennie,
le PIB de l’Algérie est passé de 54,2 milliard de $
US en 2000 à 168,8 milliards de dollars en 2011. Le
PIB par habitant a presque triplé entre 1999
et 2011, passant de 1.623 dollars par habitant en
1999 à 4. 798 milliards de dollars US en 2011.
L'accroissement des revenus pétroliers au cours des
cinq dernières années a permis à l’Algérie
d’accumuler des réserves de change qui ont atteint
182,22 milliards de dollars en 2011 contre 162,22
mds de dollars en 2010. Les autorités algériennes
ont opté, par ailleurs, pour une politique de
désendettement en procédant au remboursement
anticipé de la dette extérieure au terme duquel, la
dette extérieure est passée de 28 milliards de
dollars US en 1999 à 4,40 milliards en 2011.
En accompagnement à ces réformes, un programme
d’équipement public a été lancé en 2001. Intitulé
Programme de Soutien à la Relance Économique (PSRE),
ce programme a permis de soutenir la croissance à
court terme, tout comme il a contribué à la
consolidation des infrastructures, à l’encouragement
de l’investissement et l’amélioration des conditions
de vie de la population.
Le PSRE a été relayé par un programme quinquennal
intitulé Programme Complémentaire de Soutien à la
Croissance Économique (PCSCE) comprenant cinq
volets : l’amélioration des conditions de vie, le
développement des infrastructures, le soutien à la
croissance économique, la modernisation du service
public et la promotion des technologies de
l’information et de la communication.
Pour le quinquennat 2010-2014 un vaste programme
d’investissement public, doté d’une enveloppe de
l’équivalent de 286 milliards de dollars, devrait
permettre la création de 3 millions d’emplois, la
construction de 1 million de logements et la
création de quelques 200.000 Petites et Moyennes
Entreprises en sus de la poursuite de l’effort de
modernisation des infrastructures et équipements
publics.
A ces
programmes nationaux se greffent des programmes de
développement locaux pour les régions nécessitant
un rattrapage en matière de développement, à savoir
les régions des hauts plateaux et du Sud qui
bénéficient de fonds de soutien alimentés par une
quotité prélevée sur les produits de la fiscalité
pétrolière.
Indicateurs économiques
|
Superficie |
2 381 741 Km² |
|
Population |
36,3 Millions d’habitants au 1er janvier
2011
37,1 Millions d’habitants au 1er janvier 2012 |
|
Espérance de vie |
74,9
ans pour les hommes et 76,6 ans pour les
femmes |
|
Taux de scolarisation |
97 % |
|
Villes principales |
Alger -
Oran - Constantine - Annaba |
|
PIB en 2011 exprimé en dollars |
168,8 milliards de dollars $ (source
banque mondiale) |
|
PIB par habitant en 2011 |
4798 milliards de dollars $ (source
banque mondiale) |
|
Taux de croissance en 2011 |
3,7 % |
|
Taux de croissance
hors hydrocarbures |
5,3 % |
|
Taux de chômage en 2011 |
10% |
|
Taux d´inflation en 2011 |
4,5% |
|
Commerce extérieur de l´Algérie
pour l´année 2011 |
119,84 milliards de
dollars (source CNIS) |
|
Exportations |
73,39 milliards de
dollars (source CNIS) |
|
Importations |
46,45 milliards de
dollars (source CNIS) |
|
balance commerciale |
26,93 milliards de
dollars (source CNIS) |
|
Principaux clients de l'Algérie
en 2011 (source : CINIS) |
États-Unis 15,24 milliards de dollars $
Italie 9,88 milliards de
dollars $
Espagne 7,18 milliards de dollars $
La France 6,61 milliards de dollars $ |
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Principaux fournisseurs de l´Algérie
en 2011 |
France 7,03 milliards de
dollars (source CNIS)
Italie 4,61 milliards de dollars (source CNIS)
Chine 4,58 milliards de dollars (source CNIS)
Espagne 3,32 milliards de dollars (source CNIS) |
|
Montant des investissements directs étrangers pour l’année 2011 |
1 milliard de dollars |
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Réserves de changes (2011) |
182,22 milliards de
dollars |
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Dette extérieure (2011) |
2,2% du PIB |
Relations économiques bilatérales
Sur le plan institutionnel, la
coopération économique algéro-française s’appuie sur
deux Accord : le premier le mémorandum de
partenariat économique et financier signé à Alger le
11 décembre 2006. Cet Accord vise à accompagner le
processus de réformes économiques et financières
engagées en Algérie à travers des actions
d’assistance technique et de formation en faveur des
cadres algériens, la promotion des échanges et des
investissements ainsi que le développement des
filières industrielles (automobile, agroalimentaire
et pharmacie…).
Le deuxième Accord, le mémorandum
algéro-français de coopération financière, a été
signé à Alger le 21 juin 2008, à l’occasion de la
visite en Algérie du Premier Ministre français M.
François FILLON. Cet accord vise à renforcer la
coopération institutionnelle et la modernisation des
administrations économiques et financières à
travers, notamment, un appui aux administrations
fiscale et douanière, à la reforme budgétaire, à
l’inspection générale des finances, à la Direction
Générale de la Comptabilité, au Cadastre, au
Commissariat Général à la Planification et à la
Prospective et à l’Office National des Statistiques.
Il prévoit aussi l’appui à la création, en Algérie,
d’écoles nationales des douanes et du trésor ainsi
qu’une école dans les métiers des assurances.
La visite en Algérie en juin 2009 de
M. Eric WOERTH, ancien Ministre français du budget,
des comptes publics et de la fonction publique a
permis de renforcer la coopération institutionnelle
économique avec la signature d’un accord de
coopération entre les inspections générales des
finances des deux pays.
Les relations économiques bilatérales
ont connu une nouvelle dynamique à la faveur de la
visite en Alger en juin 2010 de M. Claude Guéant,
ancien Secrétaire Général de l’Elysée, au cours de
laquelle les deux parties avaient décidé la mise en
place d’un mécanisme de suivi de la coopération
économique bilatérale. C’est ainsi que MM.
Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre
français et Mohamed Benmeradi, Ministre de
l’industrie, de la PME et de la promotion des
investissements, ont été chargés du suivi de la mise
en œuvre des projets d’investissements français en
Algérie. Devant initialement se terminer au premier
semestre de 2011, cette mission a été prorogée,
suite à l’accord des deux parties lors de la visite
en Algérie du Ministre français des Affaires
étrangères, en juin 2011.
Dans le cadre de cette mission, M.
Raffarin a effectué quatre déplacements à Alger,
respectivement, le 24 novembre 2010, les 20 et 21
février 2011, les 30 et 31 mai 2011 (à l’occasion de
l’organisation à Alger du Forum de partenariat
entre les PME algériennes et françaises) et les 1er
et 2 février 2012. De son coté, M. Benmeradi s’est
déplacé à Paris, les 20 et 21 avril 2011. Ces
rencontres ont permis la finalisation de plusieurs
projets d’investissement,
comme ceux:
-
du Metro d’Alger dont
la réception a eu le 1er novembre 2011.
-
de Cristal Union avec
le groupe privé algérien Labelle dans le domaine du
sucre.
-
du tramway entre Alstom
et la société algérienne Ferrovial.
-
de Saint-Gobain
qui concerne l’emballage alimentaire suite à la
reprise par le groupe français des verreries d’Oran
et de Tébessa.
-
de Sanofi-Aventis dans le domaine du médicament.
-
de Lafarge dans le domaine du ciment.
D’autres projets sont en cours de
négociation : il s’agit de celui relatif à la
construction d’une usine par Renault et celui
relatif au partenariat entre Sonatrach et Total.
En matière de coopération agricole, il y a lieu de
citer la conclusion, en mai 2011, d’un contrat entre
l'institut algérien des techniques d'élevage et le
groupe français Bretagne international pour
développer la filière lait en Algérie. Ce contrat
s’ajoute à la convention de coopération dans le
domaine de la recherche agronomique et forestière,
signée, en 2007, entre l’institut National de la
Recherche Agronomique Algérien et Institut National
de la Recherche Forestière et l'Institut National de
la Recherche Agronomique, d’une part, et le Centre
français de Coopération Internationale en Recherche
Agronomique pour le Développement, d’autre part.
Dans le domaine de l’énergie, quatre accords ont été
signés. Il s’agit:
-
de
l’accord algéro-Français de partenariat énergétique pour renforcer la coopération entre les
administrations et les entreprises du secteur dans les deux pays.
-
de l’accord portant renouvellement du protocole
d'accord signé en 2003, entre l'Agence de promotion
et de rationalisation de l'énergie (APRUE), côté
algérien, et l'ADEME (Agence de l'environnement et
de la maîtrise de l'énergie) côté français.
-
de l’accord commercial entre SONATRACH et Gaz de
France portant sur la vente par la SONATRACH, sur 20
ans, d'un volume de 1 milliard de m3 de gaz par an à
Gaz de France (GDF).
-
De l’accord permettant la réservation par SONATRACH
d'une capacité de regazéification pour un volume de
1 milliard de m3 de gaz sur le terminal de Montoir
en Bretagne.
Outre ces projets d’investissement, il
y a lieu de noter l’agrément accordé, en février
2011, à la Chambre de Commerce et d'Industrie
algéro-française (CCIAF) ainsi que l’accord de
coopération signé, en mai 2011, entre Ubifrance et
l’Agence algérienne de promotion du commerce
extérieur (ALGEX).
En ce qui concerne les échanges commerciaux, il y a
lieu de relever qu’en 2011, la France demeure le
premier fournisseur de l’Algérie avec 7,03 milliards
de dollars et son quatrième client avec 6,61
milliards de dollars.
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