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Activités Internationales
Conférence des ministres africains de l'Environnement
Adoption de la plate-forme d'Alger

ALger, 18 novembre 2008


Les ministres de l’Environnement et les représentants d’institutions œuvrant pour la préservation de l’environnement de quarante pays se sont réunis, mardi 18 novembre, à Alger, pour l’élaboration d’une plate-forme commune pour lutter contre les impacts des changements climatiques et préparer l’après-2012.


Les travaux  de la conférence qui s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de Bali et le processus de négociations en cours, à la faveur de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et le protocole de Kyoto et plus particulièrement la conférence de Pozna’n et du sommet de Copenhague, qui se dérouleront respectivement en décembre 2008 et décembre 2009, déboucheront sur la mise en place d’un nouvel instrument  et une nouvelle feuille de route pour 2012.

La plate-forme d'Alger sur les changements climatiques a été adoptée mercredi soir par la conférence des ministres africains chargés de l'Environnement au terme des travaux de sa première journée, a annoncé le ministre délégué aux Affaires africaines et maghrébines, Abdelkader Messahel. M. Messahel, qui intervenait en séance plénière de la conférence, a déclaré qu'"il y aura une position africaine commune" et que "l'Afrique entend et veut parler d'une seule voix". Qualifiant les prochaines négociations sur les changements climatiques d'"ardues", il a souligné que les Africains devaient négocier "de manière sereine".

La plateforme d’Alger  invite les groupes régionaux, les organisations internationales et la société civile à "soutenir cette alliance", est-il mentionné dans le document.

Elle précise que cette alliance est une "plateforme de dialogue, d’échanges et de partenariats durables dans l’objectif d’instaurer une bonne gouvernance environnementale".

 Les ministres africains ont  aussi décidé de mettre en place une Task-force ministérielle sur les changements climatiques comme "support politique aux négociateurs africains dans le cadre des échéances à venir", notamment la conférence de Copenhague (Danemark) en décembre 2009.

Un plan triennal a été également adopté et contient des projets opérationnels à même de faire bénéficier l’Afrique de programmes à moyens termes tels que le développement des énergies renouvelables, la lutte contre la dégradation des terres et la gestion durable du patrimoine forestier.

Dans le même sillage, il a été décidé de lancer une "initiative africaine" sur l’adaptation et la création d’un observatoire africain sur le climat.

 Par ailleurs, les participants à cette conférence ont réitéré les engagements pris au niveau de l’Afrique, notamment la nécessité d’une mise en oeuvre effective du Plan d’action de l’initiative de l’environnement du NEPAD et appelé à une mise en oeuvre "effective" du Plan d’action de Bali.

 Les ministres africains ont, par ailleurs, demandé aux différentes institutions et parties l’adoption d’un protocole pour "prendre en compte les priorités africaines", telles que la lutte contre la désertification, la lutte contre la dégradation des sols (à) dans le but d’enrayer l’érosion côtière et les effets d’élévation des niveaux de la mer.

Les pays africains ont aussi demandé la prise en compte des volets d’atténuation, de renforcement des capacités par le transfert des technologies et des connaissances ainsi que l’accroissement du niveau des financements, notamment à travers le Fonds pour l’environnement mondial (FEM).


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