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Le Conseil des Ministres a tenu mercredi 20
Radjeb 1429 correspondant au 23 juillet 2008 une réunion
sous la présidence de M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, Président de
la République ;
Le Chef de l'Etat a d'abord tenu à saisir
cette première réunion du Conseil des Ministres depuis le
remaniement gouvernemental, pour inviter instamment le
Gouvernement à déployer davantage d'efforts dans
l'accomplissement de sa mission.
A ce titre, le Chef de l'Etat a souligné que
'l'importance de la phase de reconstruction nationale que le
pays traverse et l'ampleur des attentes de la population,
dictent à l'ensemble des responsables et agents de l'Etat, à
tous les niveaux, de s'investir sans relâche dans
l'accomplissement de leur mission respective'.
'Il en est ainsi de la concrétisation du
programme quinquennal de développement, qui constitue un
engagement pris et qui doit être concrétisé au maximum dans
les délais convenus. Il en est de même pour les réformes
décidées, dans divers secteurs. Il doit en être ainsi
également, dans l'écoute de la population et la prise en
charge de ses problèmes objectifs à temps. Il devra en être
de même enfin, dans la consolidation de l'Autorité de l'Etat
et la prévalence de la loi en toutes circonstances', a
ajouté le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA.
'Je ne saurai trop insister sur la nécessité
impérative de faire prévaloir la rigueur dans la gestion des
ressources et des moyens de l'Etat et de mener une lutte
avec détermination contre tous les fléaux qui s'attaquent à
notre pays, qu'il s'agisse du trafic de drogue aux effets
ravageurs sur notre jeunesse, ou qu'il s'agisse de la
corruption et de l'atteinte aux biens et aux deniers publics
qui sont plus que jamais intolérables', a conclu le
Président de la République.
Abordant l'examen de son Ordre du jour, le
Conseil des Ministres a d'abord entendu et débattu une
communication du Ministre de l'Habitat et de l'Urbanisme
portant bilan d'étape de la politique dans le domaine de
l'habitat et de l'urbanisme, y compris l'éradication de
l'habitat précaire.
Il ressort de cette communication notamment
ce qui suit :
Premièrement :S'agissant de l'exécution du
programme quinquennal de logements qui totalise désormais
plus de 1.400.000 unités (y compris tous les programmes
complémentaires), la situation se présente comme suit :
A. Total des logements réalisés entre le 1er
janvier 2004 et le 30 juin 2008 : plus de 700.000 unités.
B. Total des logements lancés en chantier
depuis le 1er janvier 2005: 1.055.000 unités (dont 583.000
réceptionnés).
C. Total des logements en instances de
lancement : 342.000 unités. Beaucoup de ces logements ont
été inscrits en 2006 et 2007 au titre des programmes
complémentaires. En outre, le non lancement de ces logements
est également le fait du manque d'assiettes foncières ainsi
que de la saturation de l'outil de réalisation.
Deuxièmement : S'agissant de la résorption de
l'habitat précaire, conformément aux directives de Monsieur
le Président de la République, le bilan est le suivant :
A. Au niveau national, hors wilaya d'Alger,
il a été procédé à l'inscription de plus de 164.000
logements sociaux locatifs (dont 70.000 ont été notifiés
cette années seulement).
La prise en charge de ce total se présente
comme suit: 16.800 unités ont déjà été lancées en
réalisation, alors que plus de 73.000 logements sont en
phase de préparation du lancement (élaboration des cahiers
des charges, présélection des entreprises de réalisation ou
approbation des marchés). Par contre, près de 4000 unités
demeurent en instance de choix d'assiettes foncières devant
les accueillir.
B. Pour la wilaya d'Alger, il a été retenu,
cette année, la réalisation de 30.000 logements sociaux
locatifs. Les assiettes foncières requises ont déjà été
arrêtées pour 25.000 unités et les marchés y afférent ont
été finalisés avec des entreprises de réalisation.
L'identification des terrains se poursuit
pour accueillir les 5000 logements restants sur ce
programme.
Troisièmement : En matière d'urbanisme, les
constats sont les suivants :
A. En ce qui concerne les Plan Directeurs
d'Aménagement Urbain (PDAU) qui existent déjà au niveau de
l'ensemble des Communes du pays, 907 communes ont engagé
leur révision, en vue d'étendre leurs périmètres
d'urbanisation et les adapter ainsi à l'évolution des
besoins,
B. En ce qui concerne les Plans d'Occupation
des Sols (POS), sur les 12.000 requis à travers le pays,
seuls 4.400 environ ont été achevés par les communes soit,
28%. Des mesures sont en cours d'élaboration au niveau
national, pour appuyer la finalisation de cette opération
par les communes qui en sont responsables.
C. En matière d'amélioration urbaine, les
directives fermes émises par le Chef de l'Etat, à l'occasion
de ses visites de travail sur le terrain, ont conduit durant
la période 2005 à 2008 à l'inscription de 300 milliards DA
pour la correction des lacunes constatées au niveau de près
de 7500 sites. Environ 200 milliards DA sont destinés à la
résorption des déficits en matière de voiries et réseaux
divers. Cependant, la réalisation de ce programme n'évolue
pas au rythme attendu, du fait du déficit, en moyens et
encadrements requis.
A l'issue du débat sur ce dossier, le
Président Abdelaziz BOUTEFLIKA a enregistré avec
satisfaction l'évolution dans la réalisation du programme
quinquennal de logements, initialement fixés à 1 million
d'unités et qui a été, graduellement, porté à plus de
1.400.000 logements de modèles divers.
Le Chef de l'Etat a invité le secteur
concerné et l'ensemble du Gouvernement à accélérer le
lancement et l'achèvement de la partie restante de ce
programme, en veillant à réunir les conditions requises, par
la libération des assiettes foncières, la mobilisation des
entreprises nationales et étrangères de réalisation, et la
levée de toutes les entraves procédurales.
Dans le même temps, le Chef de l'Etat a
décidé de relever de 500.000DA à 700.000 DA, le montant de
l'aide de l'Etat accordée aux citoyens éligibles au
logements social participatif et à l'habitat rural, ainsi
que le seuil maximal des revenus mensuels des ménages
éligibles à ces aides publiques de 60.000 DA à 72.000 DA.
Le Président de la République a également
instruit le Gouvernement de mettre en place, avec la
participation des Banques, les mécanismes à même de
renforcer la participation des citoyens ayant un revenu à la
satisfaction de leur besoin de logement, en soulignant : 'le
logement social locatif devra être, à l'avenir, de plus en
plus réservé aux seuls citoyens qui sont dans une incapacité
avérée de se loger par leurs propres moyens. A ce titre,
nous devons faciliter l'accès à la propriété des logements
en locations-vente financés par l'Etat pour les citoyens
souhaitant payer cash à condition que la propriété soit
incessible pendant une période définie'.
En outre, et tout en chargeant le
Gouvernement de mettre au point le programme de construction
de logements pour les cinq prochaines années, le Chef de
l'Etat a évoqué les résultats préliminaires du dernier
recensement de la population et de l'Habitat, en soulignant
: 'nous devons œuvrer encore à la satisfaction des besoins
des citoyens en logements, tout en veillant cependant à
éviter une concentration insupportable de la population dans
les villes et agglomérations au détriment des campagnes. Les
chiffres du dernier recensement sont préoccupants à ce
sujet, et nous invitent à accorder une importance accrue à
l'habitat rural, en l'accompagnant de la création
d'activités et de revenus à travers les campagnes. Dans le
même temps, nous devons veiller à la transparence, en
évitant que cette aide publique ne serve à des spéculations
au profit de certains'.
'Partant, le Gouvernement est chargé de
soumettre les instruments requis, y compris législatifs et
incitatifs, pour mettre un terme à la subsistance d'un
important parc d'habitations inoccupées, alors que le
déficit national de logements demeure sensible. Cette
situation devra être redressée, notamment en ce qui concerne
les logements inoccupés acquis ou loués auprès de l'Etat, ou
réalisés avec un soutien public', a poursuivi le Président
de la République.
En outre, le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA,
a chargé le Gouvernement d'accélérer la mise à jour des
instruments d'urbanisme, tout en soulignant la
responsabilité des collectivités locales qui devront assumer
pleinement leur devoir en la matière.
Le Chef de l'Etat a enfin instruit le
Gouvernement de rattraper rapidement les retards relevés en
matière d'amélioration du cadre urbain, déclarant que 'les
crédits nécessaires ayant été mobilisés, aucune excuse ne
sera désormais tolérable. Il appartient aux administrations
centrales et locales d'assumer leurs responsabilités et de
faire preuve d'un esprit d'initiative pour résoudre cette
question'.
Le Conseil des Ministres a ensuite examiné et
adopté un Projet d'Ordonnance portant Loi de Finances
Complémentaire pour 2008.
L'élaboration de ce texte a tenu compte de la
décision du Chef de l'Etat de porter le prix de référence du
baril de pétrole, dans le calcul de la Loi de Finances, de
19 dollars à 37 dollars.
Elle se base aussi sur des données
macro-économiques mises à jour pour l'année 2008 par rapport
à la loi de finances initiale, et notamment :
a. une inflation revue à 3,5%,
b. un taux de croissance du Produit Intérieur
Brut (PIB) revu à 3,5%, bien que hors hydrocarbures, cette
croissance est revue à 6,5%,
c. un volume d'importations de 30 milliards
de dollars.
En recettes, le Budget enregistrera, pour
2008, une hausse de près de 44% (2763 milliards DA au lieu
de 1924 milliards DA), due essentiellement à la révision du
prix de baril de pétrole, pris comme référence, entraînant
un surcroît de 745 milliards DA de fiscalité pétrolière.
En dépenses, la Loi de Finances
complémentaire pour 2008 enregistrera une augmentation de
près de 13%. Les crédits totaux alloués pour l'année sont
ainsi arrêtés à 4882 milliards DA (contre 4323 milliards
DA).
Dans ce cadre, le Budget de fonctionnement
connaîtra une hausse de plus de 17% soit 345,2 milliards DA,
passant de 2018 milliards DA à 2363,2 milliards DA.
Cette augmentation est notamment destinée à
faire face au soutien du prix des céréales, à la réforme des
dispositifs de soutien à l'emploi, à la prise en charge des
handicapés, à l'augmentation des pensions des Moudjahidine
et ayants droits, et enfin au règlement des dettes des
communes.
Pour sa part, le budget d'Equipement
augmentera de plus de 9% pour atteindre plus 2519 milliards
DA.
Cette évolution recouvre plus de 73 milliards
DA supplémentaires alloués aux programmes d'investissement
publics dans différents secteurs. Elle englobe également 141
milliards DA additionnels pour les dépenses en capital,
notamment pour la prise en charge du soutien au prix du
lait, du soutien au développement de l'accès des populations
et régions à l'électricité, des programmes complémentaires
des wilayas, ainsi que pour l'augmentation des fonds propres
des banques publiques afin de leur permettre de mieux
répondre aux demandes de crédits à l'investissement
économique.
Au total, le déficit budgétaire pour 2008
s'élèvera à 2119 milliards DA (soit 26,6%), alors que le
déficit du Trésor sera ramené à 1402 milliards DA (au lieu
de 1767 milliards DA), tout en précisant que, conformément à
la loi, ce déficit sera, pour l'essentiel, couvert par les
ressources du Fonds de Régulation des Recettes.
Dans son volet législatif, la Loi de Finances
complémentaire introduit une série de mesures prises
notamment au profit :
A. Des travailleurs et pensionnés handicapés
à faible revenus, en relevant le seuil des salaires et
pensions des concernés, exonérés de l'Impôt sur le Revenu
Global (IRG) de 15.000 DA à 20.000 DA.
B. Des collectivités locales, par une
affectation plus conséquente des produits de certains droits
et taxes (qui ne sont pas relevés), afin de leur permettre
de faire face, dans de meilleures conditions, à leurs
charges croissantes,
C. Des entreprises, dans le but d'améliorer
leurs capacités d'autofinancement à travers un abaissement
de la pression fiscale, notamment au bénéfice des
entreprises opérant dans les secteurs de l'industrie, du
Bâtiment et Travaux Publics (BTP) et du tourisme.
D. Et enfin des voyageurs, par l'institution
d'une contribution des concessionnaires automobiles au
soutien des prix des transports publics en commun.
En outre, la Loi de Finance complémentaire
comporte d'autres dispositions mises au point sur directives
de M. le Président de la République, notamment en faveur de
la promotion de la production agricole locale, face à la
crise mondiale qui se dessine autour des produits
alimentaires. Ces dispositions consistent en :
A. Des allégements fiscaux sur le coût des
produits phytosanitaires, des engrais et des semences, ainsi
que sur le coût du leasing pour l'acquisition de matériels
agricoles produits localement,
B. La réorganisation des actuels mécanismes
d'aide à l'agriculture et la création d'un fonds public
spécifique pour l'appui aux éleveurs et petits exploitants
agricoles.
C. Et enfin l'adaptation du fonds national de
régulation de la production agricole, pour lui permettre
d'intervenir dans l'engagement plus net des pouvoirs publics
destinés à préserver les agriculteurs des brutales chutes
saisonnières des prix de leurs récoltes, et pour prémunir
les consommateurs des flambées des prix des produits
agricoles.
Intervenant à l'issue du débat sur ce projet
d'Ordonnance, le Président de la République a relevé le
niveau très lourd atteint par la dépense publique.
Il a souligné que 'outre les recettes de la
fiscalité ordinaire, la dépense publique représente
désormais également l'équivalent des recettes de la
fiscalité pétrolière à 65 dollars le baril. Le Gouvernement
doit expliquer cela d'une manière simplifiée aux citoyens
qui ne doivent pas oublier aussi que l'Algérie n'a pas
d'aisance financière véritable car, ses recettes dépendent
des seules hydrocarbures, qui sont condamnées à l'épuisement
à terme'.
'Les transferts sociaux de l'Etat au profit
de la population atteignent à présent près de 1000 milliards
DA par an, dont près de 200 milliards DA pour le soutien des
prix des céréales et du lait. Le budget de fonctionnement
représente désormais plus de 200% de la fiscalité ordinaire
du pays. Il est appelé à augmenter encore, avec la dotation
en personnels et crédits des nouvelles infrastructures que
nous réalisons chaque année dans les différents secteurs
tels que l'éducation, l'enseignement supérieur ou la Santé
publique', a relevé le Chef de l'Etat.
'Quant au coût du programme quinquennal de
développement, il s'élève à présent à près de 14.000
milliards DA soit l'équivalent de 200 milliards de dollars',
a poursuivi le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA.
'L'Etat continuera de mobiliser toutes ses
capacités financières pour alléger les difficultés des
citoyens et poursuivre le processus de reconstruction
nationale. Mais le peuple doit savoir que l'Algérie a besoin
de l'apport réel de chacun à son bien-être, et que c'est le
travail qui constitue la véritable richesse durable du
pays', a ajouté le Chef de l'Etat.
Le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA a également
instruit le Gouvernement de veiller à la rigueur dans
l'utilisation des deniers publics et œuvrer, également, à
libérer de plus en plus la ressource budgétaire du poids de
la gestion des infrastructures notamment celles revêtant un
caractère marchand.
'Nous devons travailler davantage à la
mobilisation des finances publiques pour le développement de
la production économique nationale, à travers des méthodes
concordant avec l'économie de marché, tout en veillant à
préserver les ressources publiques des spéculateurs et des
agents parasitaires. C'est dans ce cadre que s'inscrivent
les mesures d'encouragement insérées dans cette loi de
finances complémentaire, au profit de l'agriculture, car
notre facture alimentaire s'alourdit chaque année, en même
temps que ce secteur d'activité recèle un grand gisement de
création d'emplois', a ajouté le Chef de l'Etat.
Par ailleurs, relevant les mesures arrêtées
pour améliorer les recettes des collectivités locales, le
Président de la République a insisté sur la nécessité, pour
les élus locaux, d'assumer leurs responsabilités en
améliorant la gestion des ressources et des moyens, et en
bannissant le gaspillage. Dans ce cadre, il a encouragé la
poursuite des programmes de formation en cours au profit des
responsables des collectivités locales, soulignant enfin que
le contrôle des finances publiques doit se renforcer, y
compris au niveau local, et que tout manquement devra être
pris en charge par la justice dans le cadre de la Loi.
Le Conseil des Ministres a poursuivi ses
travaux par l'examen et l'adoption d'un Décret Présidentiel
modifiant et complétant le Décret Présidentiel no 02-250 du
24 juillet 2002, portant réglementation des marchés publics.
Ce texte, élaboré suite aux directives
Présidentielles émises lors de la rencontre
Gouvernement-Walis, tend à lever les contraintes rencontrées
dans la réalisation des programmes publics d'équipement. A
cette fin, il dispose notamment :
A. Le relèvement de 6 à 8 millions DA, du
seuil des passations obligatoires de marché ainsi que le
relèvement du seuil des marchés devant être soumis à la
Commission Nationale des Marchés de 250 à 400 millions DA,
B. La limitation de la caution de soumission,
aux seuls marchés relevant de la compétence de la Commission
Nationale des Marchés, de sorte à alléger les contraintes
financières sur les entreprises de réalisation,
C. L'extension du champ d'application de
cette réglementation aux marchés publics conclus par les
entreprises publiques économiques, sur concours définitif de
l'Etat,
D. L'obligation du respect par les
partenaires dans les marchés publics, de la législation du
travail, des règles de protection de l'environnement, ainsi
que de la nécessité de promouvoir le recours à la main
d'œuvre locale.
Intervenant à l'issue du débat sur ce texte,
le Président de la République a souligné que 'le souci de
faciliter la passation des marchés publics ne doit pas nous
départir de la vigilance maximale pour prévenir, dans ce
cadre, toute tentative de corruption ou d'atteinte aux
deniers publics, rappelant que la législation en vigueur
frappe de nullité tut marché ou contrat entaché de
corruption et que ce crime est légalement imprescriptible'.
Le Chef de l'Etat a également relevé que les
retards enregistrés dans la finalisation des dossiers et
dans la conclusion des marchés publics, sont parmi les
causes d'importantes réévaluations des coûts de réalisation
du programme quinquennal d'investissements publics. A ce
titre, il a fermement instruit le Gouvernement dans son
ensemble à se mobiliser pour contenir cette tendance
préjudiciable au budget de l'Etat.
A cet égard, le Président Abdelaziz
BOUTEFLIKA a ordonné, d'une part, au Ministre des Finances,
de prendre les dispositions nécessaires pour accélérer le
rythme d'examen des dossiers soumis à la Commission
Nationale des Marchés Publics, et d'autre part, aux autres
membres du Gouvernement concernés, de suivre de près
l'examen des dossiers les concernant au niveau de ladite
commission, de sorte que les réponses requises soient
rapidement fournies pour la levée des réserves constatées
par la Commission Nationale des Marchés.
Par ailleurs, le Conseil des Ministres a
examiné et adopté un Décret Présidentiel autorisant
l'augmentation de la participation de l'Algérie au capital
de la 'Société pour l'habitat et le logement territorial en
Afrique' (SHELTER AFRIQUE).
Ce faisant, la participation de notre pays au
capital passera de 3,1 millions dollars à 4,6 millions
dollars, faisant ainsi de l'Algérie le 4ème actionnaire de
cette institution panafricaine.
Ensuite, le Conseil des Ministres a examiné
et approuvé un Décret Présidentiel portant approbation de
l'avenant no 1 au contrat du 18 septembre 2006 pour
l'exploitation des hydrocarbures, conclu à Alger le 16 juin
2008 entre l'agence nationale pour la valorisation des
ressources en hydrocarbures (ALNAFT) et Sonatrach - S.P.A
sur le périmètre d'exploitation du gisement d'hydrocarbures
'HASSI RMEL'.
Le Conseil des Ministres a également entendu
une communication sur les marchés de gré à gré simples,
conclus pour la réalisation de 25.000 logements sociaux
locatifs, destinés à la résorption de l'habitat précaire au
niveau de la wilaya d'Alger.
A l'occasion de l'examen de ce point lié à
l'habitat précaire (et notamment des bidonvilles), le
Président de la République a ordonné au Gouvernement ce qui
suit :
- accélérer l'éradication des bidonvilles par
la réalisation rapide des logements devant accueillir leurs
occupants,
- veiller, y compris par le recours à la
force publique, à prévenir toute spéculation ou
reconstitution de ces bidonvilles,
- réserver les terrains récupérés après
destruction des bidonvilles, soit aux espaces verts, soit
aux utilités publiques uniquement (éducation ou santé).
Enfin, le Conseil des Ministres a examiné et
approuvé des décisions individuelles relatives aux emplois
supérieurs de l'Etat.
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