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Ces réunions ont
permis en particulier l’adoption de quelques instruments
juridiques internationaux concernant notamment la biodiversité,
la désertification et les changements climatiques.
Ces conventions,
auxquelles l’Algérie est partie présente, constituent un embryon
de gouvernance environnementale mondiale qu’il convient
d’élargir et d’approfondir pour la survie des générations
futures.
L’exploitation
inconsidérée de nos ressources animales et végétales a conduit à
la dégradation chaque jour plus inquiétante de la diversité
biologique qui est essentielle à l’équilibre de notre planète.
Cette dégradation, qui se traduit par la disparition de milliers
d’espèces et la raréfaction de milliers d’autres, met en péril
le mode de vie et les emplois de millions d’hommes vivant,
notamment, de la pêche et de l’exploitation forestière.
La
désertification, consécutive à la déforestation, à une
exploitation irrationnelle des sols et aux dérèglements
climatiques, menace des régions entières de la planète.
L’Algérie, dont les trois quarts du territoire sont situés en
zones aride et semi-aride, est directement concernée par ce
phénomène.
Le changement
climatique est, incontestablement, le défi le plus grave et le
plus urgent auquel l’humanité est confrontée aujourd’hui, tant
par l’ampleur des destructions dont il est porteur que par la
complexité des réponses qu’il exige à tous les niveaux. Il est,
à cet égard, établi de manière claire que les retombées de ce
phénomène seront plus dramatiques pour les populations les plus
pauvres et les plus vulnérables vivant dans l’hémisphère Sud et
en particulier, en Afrique, alors que la responsabilité
essentielle dans le réchauffement de la température de la
planète, à travers les émissions de gaz à effet de serre,
incombe aux pays industrialisés. C’est ainsi que le continent
africain, qui n’est responsable que de 7 % de ces émissions,
subit déjà de plein fouet les retombées dramatiques des
changements climatiques qui se manifestent par des sécheresses
plus fréquentes et des inondations catastrophiques.
L’une des
conclusions principales des débats engagés ces dernières
décennies est que des progrès sensibles en matière
d’environnement et de développement ne sont guère réalisables
sans une amélioration significative de la gouvernance
environnementale mondiale, régionale et nationale.
Au plan mondial,
il est urgent que le partenariat en faveur des plus démunis et
des plus vulnérables se mette en place en vue d’améliorer la
capacité des pays en développement, à mener des politiques
efficaces de protection de l’environnement et de développement
durable, à travers notamment un accroissement des ressources
financières allouées à ces pays et un transfert de technologies
propres. Dans cette perspective, le concept de responsabilité
partagée mais différenciée a été récemment mis en place par la
communauté internationale en vue de bien distinguer la part de
chacun dans la prise en charge du fardeau de la protection de
l’environnement à l’échelle planétaire.
Au plan régional,
l’Algérie inscrit son action dans les différents regroupements
dont elle fait partie, notamment aux niveaux maghrébin,
africain, arabe, et méditerranéen. S’agissant de l’Afrique, le
NEPAD représente un cadre où les préoccupations relatives à
l’environnement figurent en bonne place et où les pays africains
assument la responsabilité première de leur développement tout
en faisant appel à la coopération de leurs partenaires en
développement. La Méditerranée, à laquelle vous consacrez vos
présentes assises, et qui par le passé a été un creuset
exceptionnel de civilisations, peut aujourd’hui se transformer
en espace privilégié de coopération et d’échange entre les
peuples des deux rives.
Au plan national,
l’Algérie a adopté une loi sur l’environnement et le
développement durable, qui intègre les préoccupations liées à
l’environnement dans sa stratégie de développement économique et
social. Cette loi a été complétée par un arsenal d’autres lois
portant respectivement sur le littoral, les zones montagneuses,
la création de villes nouvelles, les aires protégées,
l’aménagement du territoire et les risques majeurs. L’adoption
d’une législation nationale, aussi complète soit-elle, ne
saurait, cependant, produire d’effets tangibles sans une
mobilisation de la puissance publique, à tous les niveaux, et
l’implication des entreprises, publiques et privées, de la
société civile et du système éducatif pour inculquer aux
nouvelles générations les éléments essentiels d’une culture
environnementale citoyenne.
Je vous remercie.
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