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Excellence
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les
Ministres,
Mesdames et Messieurs les
participants,
En dépit de ressources extrêmement
limitées, d’énormes sacrifices ont été consentis dans le domaine
de la formation pour permettre aux nations africaines d’assurer
les conditions de leur propre existence et de leur devenir.
Cette tâche était d’autant plus
difficile que les pays africains étaient en même temps
confrontés à des problèmes de tous ordres et à l’urgence d’y
apporter des solutions.
Les premières années de notre
indépendance ont été consacrées principalement à la construction
des écoles et à la formation des enseignants. Le taux
d’alphabétisation dans nos pays est passé de 10% dans les années
1960, à 70% aujourd’hui.
L’accroissement impressionnant de la
population africaine et, en particulier, de sa jeunesse, impose
aux responsables en charge du secteur de l’éducation de faire le
bon choix dans la formulation et l’adoption de politiques
éducatives, en mesure de faire face, qualitativement et
quantitativement, aux défis actuels et à venir.
Les responsables politiques
africains ont toujours accordé une importance primordiale à
l’éducation dans le processus de développement et d’émancipation
de leurs pays.
L’Algérie a accueilli au mois
d’avril 2005, la deuxième Conférence des Ministres africains de
l’Education, qui a permis de faire le bilan de la première
décennie pour l’éducation en Afrique 1996-2005.
Dans le cadre de cette stratégie,
nous avons décidé de la poursuite et de l’approfondissement des
processus de modernisation de nos systèmes éducatifs nationaux,
et du renforcement de notre coopération sous-régionale et
régionale dans ce domaine.
Nous nous sommes engagés à fournir
un enseignement primaire de qualité, gratuit et obligatoire pour
tous; à éliminer les inégalités et les déséquilibres entre les
sexes dans le primaire et le secondaire; à réduire de 50% le
nombre des analphabètes; à élargir, moderniser et diversifier
l’enseignement secondaire et professionnel; à créer des banques
de données nationales, régionales et continentales
interconnectées; à institutionnaliser les échanges d’expériences
et de bonnes pratiques; à développer l’enseignement supérieur,
la recherche et les capacités de création et d’innovation de nos
chercheurs; à affecter au minimum 20% de nos budgets nationaux à
l’éducation, et à fournir une formation de qualité aux
enseignants ainsi qu’aux gestionnaires de ce secteur.
Monsieur le Président,
Nous comptons naturellement sur nos
partenaires au développement pour soutenir nos efforts et ceux
des communautés économiques régionales et de l’Union Africaine
en vue d’assurer le succès de nos politiques éducatives.
Dans ce contexte, la déclaration
adoptée à l’ONU par le Sommet du Millénaire en septembre 2000 a
clairement identifié huit objectifs à atteindre à l’horizon
2015, en particulier, celui d’assurer «l’éducation primaire pour
tous».
L’évaluation à mi-parcours faite par
l’ONU, en 2007, a constaté les progrès importants réalisés en
Afrique dans le domaine de l’éducation primaire qui a vu les
inscriptions scolaires passer de 57% en 1999, à 70% en 2005.
Il reste cependant que 30% de jeunes
africains ne sont pas scolarisés alors que le nombre d’enfants
en âge scolaire augmente sensiblement. Le nombre de jeunes
africains de moins de 14 ans est passé de 273 millions en 1990,
à 348 millions en 2007, il sera de 403 millions en 2015.
Cette évaluation globale a amené le
Secrétaire Général de l’ONU à mettre sur pied, un groupe de
pilotage composé des responsables des grandes institutions
multilatérales et intergouvernementales, chargé de coordonner
les efforts en vue de la réalisation des OMD en Afrique.
Ce groupe a décidé de relever trois
défis fondamentaux :
- trouver des mécanismes efficaces
permettant de donner suite aux engagements pris dans les
domaines de la santé, de l’enseignement, de l’agriculture et de
la sécurité alimentaire, des infrastructures et des systèmes
stratégiques;
- rendre l’aide publique au
développement plus prévisible dans l’esprit de la déclaration de
Paris sur l’efficacité de l’aide au développement;
- renforcer l’action menée
conjointement pour promouvoir les OMD.
Parallèlement à ce soutien, notre
responsabilité est capitale et déterminante pour éviter que ces
efforts dans le domaine de l’éducation ne soient contrariés par
des facteurs négatifs tels que la pauvreté ou la rareté des
ressources.
Les conflits politiques et
militaires, les menaces à la paix et à la stabilité, la mauvaise
gestion et le gaspillage sont également des facteurs annihilant
tout effort de développement de ce secteur.
Pour surmonter ces obstacles,
l’Afrique s’est dotée d’un mécanisme propre, le NEPAD, à travers
lequel elle s’est engagée à s’assurer les conditions de son
propre développement, en comptant, d’abord, sur ses propres
moyens et en établissant ensuite des partenariats stratégiques
avec des pays développés. Le NEPAD donne une place privilégiée à
l’éducation dont l’extension et l’intensification constituent la
meilleure base du développement de nos pays.
Je vous remercie.
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