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| Président de la République | ||
| Message du Président de la République à l'occasion de journée nationale des personnes handicapées | ||
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14 mars 2007 |
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Elle doit le faire, d’abord, en corrigeant un regard sur le handicap qui ignore encore trop fréquemment les réalités multiples du handicap. L’ensemble des personnes handicapées recèle des ressources et des capacités qui doivent être développées et utilisées au profit, et de l’accomplissement individuel des personnes handicapées, et du progrès collectif de la nation. Les programmes d’enseignement et les médias ont un rôle important à jouer pour favoriser cette évolution des mentalités, et j’invite les responsables concernés à s’y attacher avec discernement et constance. L’accès à l’éducation est le premier axe de l’action destinée à permettre aux personnes handicapées l’exercice de leurs droits fondamentaux. Plus de 90.000 enfants âgés de 6 à 15 ans sont accueillis dans des structures d’enseignement spécialisé. Cet effort sera poursuivi, avec le concours du réseau associatif, pour mieux répondre à la diversité et à l’importance des besoins. Je me félicite, en ce domaine, de la création de classes pour les enfants à besoin éducatif spécifique au sein d’infrastructures du système général. Cette mesure qui permet d’éviter l’isolement des enfants handicapés et favorise leur intégration sociale, devra être développée. Comme devront être systématiquement recherchés et développés les moyens, matériels et pédagogiques, de nature à faciliter ou à permettre l’accès de plus larges catégories de personnes handicapées aux formations des enseignements secondaire et supérieur. En matière d’emploi, la loi relative à la protection et à la promotion du handicapé, promulguée en 2002, a prévu un quota d’emplois publics réservé aux personnes handicapées. Cette disposition ne doit pas rester un vœu pieux, elle ne doit pas davantage être dévoyée de son objectif d’intégration sociale par la concentration de personnes handicapées au sein de certains établissements ou de certains postes alibis. J’insiste de la manière la plus catégorique pour une application effective, progressivement généralisée de cette loi à toute l’administration publique, quitte à ce que le quota soit modulé selon les corps ou les types d’établissements. Parallèlement, devront être étudiées les modalités de nouvelles incitations pour favoriser l’emploi de personnes handicapées dans le secteur privé. Le budget social de la nation consacre d’importants moyens au bénéfice des personnes handicapées dont le nombre avoisine 2 millions. Mais, dans de très nombreux cas, ces personnes handicapées sont également soutenues par la solidarité de leurs familles. Les dossiers relatifs aux allocations et indemnités à verser à certaines catégories de personnes handicapées devront donc être étudiés et suivis avec une attention et une priorité toutes particulières. C’est aussi en vue de soulager les contraintes pour les familles, et plus essentiellement encore, pour favoriser l’autonomie et l’intégration des personnes handicapées, qu’il est nécessaire de prendre en compte, dans nos aménagements infrastructurels et dans les modes de fonctionnement des services publics, des conditions de déplacement, d’accès et d’accueil des personnes handicapées. Sur un plan plus large, les moyens d’accès à l’information, à la culture et aux loisirs, pour les diverses catégories des handicapés, devront être plus fortement développés et devenir plus facilement accessibles sur l’ensemble du territoire national. Pour toutes ces actions, le concours des associations de personnes handicapées, des associations des familles de personnes handicapées et des associations d’aide aux personnes handicapées, est nécessaire et irremplaçable. C’est en étroite collaboration avec elles que devront être initiés les programmes et modalités des mesures à mettre en œuvre. S’agissant du handicap psychique, et en dépit des réalisations récentes, notamment en faveur des enfants autistes, il est urgent de mettre fin aux graves déficits en moyens accumulés au fil des décennies dans le secteur de la santé mentale. Ces déficits se répercutent gravement sur les possibilités d’insertion ou de réinsertion sociale, sur la détresse des familles, voire, parfois, sur la dignité même des personnes. Ces mesures traduisent l’engagement souscrit par notre pays lors de son adhésion à la convention globale pour la protection et la promotion des droits et de la dignité des personnes handicapées, et cet engagement doit naturellement être respecté et mis en œuvre dans les meilleures conditions. Ces conditions nécessitent un dialogue et une concertation permanente avec les associations de personnes handicapées, les associations de familles de personnes handicapées et les associations d’aide aux personnes handicapées dont je veux saluer une fois encore l’engagement et le dévouement admirables. En cette journée du 14 mars, je voudrais assurer toutes les personnes handicapées de notre sollicitude et de notre affection, et renouveler notre engagement de tout mettre en œuvre pour leur permettre de mener, comme tous les citoyens de notre pays, une vie digne et prospère. Abdelaziz BOUTEFLIKA |
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