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Nous
célébrons aussi l'anniversaire de la nationalisation des
hydrocarbures, le 24 février 1971, une décision historique
intervenue en parachèvement de l'indépendance économique du pays
qui a ainsi recouvré sa pleine souveraineté sur l'ensemble des
richesses nationales.
Je suis heureux de partager avec vous la célébration de ce
double anniversaire cher à nos coeurs et durant lequel nous
évoquons avec fidélité et fierté les combats de travailleuses et
travailleurs algériens et leur sacrifices continus le long des
années de libération et d'édification pour saluer leur efforts
inestimables, leurs positions vaillantes et leur engagement au
service des grands objectifs nationaux.
En ce jour mémorable, je m'incline à la mémoire des martyrs de
la liberté et du devoir national, du mouvement syndical
national, de ses pionniers militants, de Aissat Idir à Abdelhaq
Benhamouda qui, au prix de leur vie, ont servi la patrie qu'ils
ont placée au dessus de toute considération, de toute
sensibilité et de tout différend.
Tous ces martyrs qui ont payé le tribut d'une Algérie libre,
unie et prospère. Je rend hommage à toutes les travailleuses et
tous les travailleurs auxquels j'exprime ma considération et ma
reconnaissance. L'occasion pour moi est également de dire à
l'Union générale des travailleurs algériens ma gratitude et ma
reconnaissance pour sa mobilisation continue au service du pays.
L'histoire de la nationalisation des hydrocarbures a été liée,
sciemment et délibérément, à celle de la création de l'union
syndicale nationale pour montrer que la prise de conscience
syndicale était indissociable de la prise de conscience
révolutionnaire qui croyait fermement que l'indépendance devait
ne pouvait être que globale et que les richesses du pays
gagnaient plus en valeur en valorisant le travail et la place
des travailleurs qui en sont en fait les protecteurs.
Chères sœurs,
Chers frères,
Cinquante ans après le recouvrement de son indépendance
nationale, notre pays a amorcé un parcours riche en réalisations
et réformes avec tout ce qu'une telle entreprise implique comme
défis exigeant de tous davantage d'unité, de mobilisation et
d'efforts.
Le peuple algérien a beaucoup souffert. Il a consenti de
nombreux sacrifices pour la liberté, la paix et la stabilité. Il
a œuvré sans relâche pour concrétiser le développement global en
faveur de toutes les régions du pays, un développement équitable
et équilibré ayant pour finalité de garantir une vie digne à
tous les citoyennes et citoyens.
Vous n'êtes pas sans savoir que notre pays a été le premier à
mener l'expérience démocratique pluraliste dans des conditions
internes des plus complexes qui ont coïncidé avec des mutations
et des influences externes difficiles induites par une
mondialisation fulgurante et envahissante.
Une étape rude et éprouvante pour le peuple algérien qui en est
cependant sorti vainqueur et plus soudé sans l'aide de
quiconque. Il en est effet sorti plus fort, après avoir tiré les
enseignements, plus solidaire et plus tolérant dans le cadre de
la concorde civile et de la réconciliation nationale, rejetant
extrémisme et violence et bannissant à jamais la division et les
aventures aux conséquences funestes en s'attachant davantage a
son identité amazighe et arabo-musulmane et en se tournant
résolument vers la modernité et la démocratie.
Notre pays a réalisé au cours des dernières années d'importantes
avancées que seul le profane ou l'ingrat seraient tentés de
nier.
Le pays a franchi des pas importants sur la voie des réformes
politiques qui ont été consolidées par des décisions nouvelles
portant sur la modernisation de l'arsenal législatif qui sera
suivie par la révision de la Constitution dans l'objectif
d'emboîter le pas a l'évolution somme toute normale de notre
société, répondre aux attentes légitimes et, surtout, pour se
mettre au diapason des mutations en cours de par le monde.
Les réformes engagées ambitionnent d'élargir la démocratie
participative et représentative et de consolider les droits et
libertés individuels et collectifs des citoyens de manière à
conforter les fondements de l'Etat de droit et consacrer la
démocratie en tant que choix irréversible.
"Mesdames, messieurs,
Notre pays passe par une période d'édification et de renouveau,
dans une conjoncture internationale marquée par des mutations
politiques, des tensions sécuritaires, des crises économiques et
des interventions étrangères. Une période sensible tant sur le
plan interne qu'externe qui impose de composer avec ses
exigences avec sagesse et sérénité, confiance et optimisme, à la
lumière des orientations et des priorités de la stratégie
nationale.
Le peuple algérien a atteint un niveau d'éveil, de conscience et
de maturité qui lui permet d'appréhender les dimensions et les
défis du contexte actuel. Il saisit l'importance des échéances
et des engagements qui l'attendent et exprime ses revendications
et ses préoccupations avec responsabilité sans succomber aux
sinistres tromperies ni aux comparaisons fallacieuses qui nous
ramènent à une période funeste que le peuple algérien a
définitivement dépassée.
Dans le contexte du renouvellement des institutions de la
République, les prochaines élections législatives revêtent une
importance capitale car s'inscrivant dans le parachèvement du
processus de réformes politiques. Celles-ci constituent un point
d'appui solide pour les grands programmes de développement
engagés et dont les effets positifs sur la vie des citoyennes et
des citoyens sont palpables.
Le prochain scrutin connaîtra une large participation des
partis, y compris ceux nouvellement agréés, pour donner
naissance à un parlement démocratique et pluraliste. Un
parlement que nous souhaitons plus représentatif, plus
diversifié, plus qualifié et surtout plus à même de poursuivre
sa mission législative d'adaptation et de développement du
dispositif législatif du pays, notamment l'amendement de la
Constitution, en adéquation avec les mutations que connaît la
société, la progression des réformes politiques et les exigences
du développement accéléré.
Chères concitoyennes,
Chers concitoyens,
Les sociétés ne sauraient prétendre à l'essor dans un climat de
verbiage, de dispersion et d'anarchie. L'essor des sociétés
passe par l'opinion constructive, l'acte créateur, la cohésion
et le rassemblement autour d'objectifs nationaux majeurs.
Le moment est venu d'opérer un changement qualitatif dans la
mentalité et les comportements. Le moment est venu de rompre
avec les mauvaises habitudes et les pratiques négatives telles
que le laisser-aller, la négligence et bien d'autres vices qui
ne siéent guère à un pays engagé dans un projet de développement
d'envergure et une démarche de modernisation ambitieuse et qui
aspire à une place de choix parmi les nations.
La réussite des élections demeure tributaire du niveau de
participation des électrices et des électeurs au scrutin. Cette
participation doit être le souci de tout un chacun.
L'administration est, quant à elle, tenue de réunir les moyens
nécessaires et les conditions idoines, mais il appartient, en
premier lieu, aux partis de mobiliser de larges franges du
peuple et de gagner les voix des électeurs. Le mouvement
associatif a, lui aussi, une part de responsabilité en assumant
son rôle vital d'encadrement et de sensibilisation des citoyens.
Les médias, tous types confondus, ne sont pas en reste
puisqu'ils ont pour devoir professionnel et national d'informer
et de sensibiliser les citoyens à l'importance et à la portée du
scrutin.
Les partis doivent être à la hauteur de cette échéance
nationale, en proposant des programmes utiles et des candidates
et candidats compétents et crédibles, capables d'attirer et de
convaincre les électeurs et de contribuer au développement de la
société et au renforcement des institutions de l'Etat
"La réussite des prochaines élections, en ce qu'elles
constituent une mise à l'épreuve de la citoyenneté et de la
démocratie, permettra, d'une part, de raffermir la relation
entre le citoyen et les institutions constitutionnelles, de
renforcer la confiance des électeurs en les élus et de conforter
la crédibilité des assemblées élues, contribuant ainsi davantage
à la construction et au renouveau national.
Ces élections imprimeront, d'autre part, une dynamique au
processus de réformes politiques en cours pour donner la preuve
d'une prise de conscience nationale et d'une avancée
démocratique incontestable. Tel sera le message de l'Algérie au
monde entier.
Dans le souci d'assurer des élections régulières et honnêtes, la
loi électorale amendée récemment prévoit plusieurs dispositions
à même de garantir la neutralité de l'administration et la
transparence du scrutin. Des mesures auxquelles viennent
s'ajouter la forte présence d'observateurs étrangers et une
couverture médiatique nationale et internationale large et
libre.
J'ai, à cet effet, donné des instructions à toutes les parties
concernées, à savoir l'administration, les magistrats et les
commissions de surveillance indépendantes afin que la loi soit
respectée et appliquée rigoureusement, que chacun assume
pleinement ses responsabilités et que toute partie qui
contrevient à la loi, faillit à son devoir professionnel ou
entrave la régularité des élections soit sanctionnée.
J'insiste sur la neutralité totale de l'administration et le
sérieux des commis de l'Etat dans l'accomplissement de leurs
missions et leur plein engagement à l'application de la loi et à
la mise en oeuvre des décisions de justice. La supervision
judiciaire du processus électoral sera un véritable test de la
crédibilité de la justice et une opportunité pour renforcer son
rôle vital dans la consécration de la démocratie et la promotion
des droits politiques dans la société, en garantissant la
transparence du scrutin et la compétition loyale et libre entre
les différentes forces politiques. Une telle démarche
contribuera à la réussite des prochaines échéances politiques et
permettra de mener le processus de réformes à bon terme.
Il convient également de rappeler que la loi garantit à tout le
droit d'introduire des recours devant les parties compétentes
qui prendront les mesures nécessaires conformément aux lois en
vigueur. Le Conseil constitutionnel examinera les résultats et
tranchera les recours, de manière à garantir la régularité du
scrutin. Ses décisions sont sans appel et contraignantes pour
tous.
"Chères concitoyennes,
Chers concitoyens,
Voter est un droit et un devoir constitutionnel. Un acte qui
dénote d'un engagement national et d'un sens de citoyenneté et
de civisme.
Je souhaite que vous y participiez pour exprimer votre libre
choix et faire entendre votre voix influente. Il ne faut pas
laisser les autres choisir à votre place et décider de votre
avenir en votre absence.
A tous les travailleuses et travailleurs de l'Algérie, piliers
d'un développement fort et solide et aux autres, agriculteurs
qui sèment les graines de la prospérité en terre d'Algérie,
bientôt vous serez au rendez-vous électoral comme vous êtes
aujourd'hui et comme vous avez été de tout temps, mobilisés,
solidaires, engagés et fidèles à votre devoir national pour
exprimer votre voix et votre libre choix.
La jeunesse est l'enjeu majeur de l'avenir du pays. A cette
génération de l'indépendance et à ceux qui participent pour la
première fois à ces élections je dirais qu'ils sont la richesse
de la Nation. Porteurs des espérances du pays, ils sont les
bâtisseurs d'un lendemain prometteur.
Aptes à relever le défi, comme vos prédécesseurs parmi les
vaillants combattants et les martyrs, ne ratez pas cette
opportunité pour prouver que vous êtes une génération plus
consciente et plus engagée. Soyez au rendez-vous pour confirmer
votre forte adhésion à la vie politique qui vous permettra de
concrétiser vos aspirations, de participer à la promotion des
principes et valeurs de la République et d'édifier la société
moderne à laquelle vous aspirez.
La femme a réalisé, grâce à ses efforts, ses sacrifices et sa
résistance extraordinaire pendant de longues années face à la
machine meurtrière et destructive de la décennie noire,
d'importants acquis dans différents domaines. Cependant, sa
participation effective à la vie politique est restée en deçà
des attentes.
C'est pour cela que nous avons intégré à la faveur de la
dernière révision de la Constitution, un nouvel article dans le
sens de la +promotion des droits politiques de la femme à
travers l'élargissement de ses chances de représentation au sein
des assemblées élues+. Les mécanismes d'application de cette
disposition, conformément à la loi organique adoptée récemment,
ne représentent qu'un premier pas, compte tenu de considérations
et entraves socio-culturelles objectives, dans une démarche que
nous comptons mener à terme pour permettre à la femme d'occuper
la place qui lui sied au sein de la société et des Institutions
de
l'Etat.
"Je voudrais à cet égard signaler que les parties en charge de
l'application de cette loi organique, au niveau de
l'Administration et des partis, doivent tenir compte de l'esprit
et de la lettre de la Constitution qui vise essentiellement à
encourager la femme à participer à la vie politique et élargir
sa contribution à l'édification démocratique.
Il s'agit en effet de libérer son potentiel créatif et de
conférer davantage de force et de cohésion à la famille et à la
société algériennes.
Il convient donc d'impliquer la femme dans ces élections de
manière à élargir sa représentation dans le prochain Parlement.
La réalisation d'un tel objectif reste dans tous les cas
tributaire de la volonté et de la mobilisation de la femme que
j'invite à intégrer l'action associative et partisane, tout
comme je l'invite à participer massivement au scrutin. Cela lui
permettra sans nul doute de multiplier ses acquis et de
contribuer à la réussite des réformes et des prochaines
échéances politiques.
J'invite également les membres de notre communauté nationale à
l'étranger, dont je salue l'engagement permanent en faveur du
devoir national, à participer massivement aux prochaines
élections comme ce fut le cas lors des précédentes échéances,
afin d'exprimer son attachement au pays et confirmer sa fidélité
habituelle et son soutien précieux et constant à l'Algérie dans
son processus démocratique et de développement.
L'Etat puise sa légitimité de la volonté du peuple qui exerce sa
souveraineté à travers les institutions constitutionnelles qu'il
choisit. Le vote est une position et un engagement qui permet
d'exprimer une opinion, quelque soit l'appartenance et le choix
de l'électeur. C'est un acte positif, bénéfique et important.
C'est un droit et un devoir constitutionnel auquel il ne faut
jamais renoncer.
Les élections nationales sont des choix politiques qui ont des
dimensions importantes et des répercussions sur la vie des
citoyens et le destin de la Nation.
Je demeure confiant en la sagesse du peuple algérien qui a, de
tout temps, fait preuve de comportement exemplaire et relevé les
défis. Un peuple fidèle à ses engagements et toujours présent
lors des grands évènements pour accomplir son devoir national au
service de la patrie".
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