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Le
Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, A appelé mardi à
Rome à une sécurité alimentaire pleine et durable tout en saluant
L’émergence forte du concept du droit à l'alimentation en tant que
composante Intégrante des droits de l'homme.
Dans
un message lu en son nom, à Rome au Sommet mondial sur la sécurité
Alimentaire, par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural,
M. Rachid Benaissa, le président de la République a souligné que ''la
situation D’insécurité alimentaire mondiale nous interpelle
collectivement comme sujet De préoccupation majeure pour la communauté
internationale de par ses impacts Sur la stabilité politique et sociale
dans nombre de nos pays mais également Compte tenu de l’impératif moral
d’assurer à tous un accès à une alimentation Adéquate''.
''Nous nous félicitons, à cet égard, du fait de l'émergence
forte du Concept du droit à l'alimentation en tant que composante
intégrante des droits De l'homme. Il nous appartient de veiller à ce que
ce droit soit respecté en Tout lieu et en tout moment'', a insisté le
Chef de l'Etat ajoutant que ''nous Nous félicitons également de la place
croissante qu'occupe dans nos débats la Notion de souveraineté
alimentaire, car si l'aide alimentaire d'urgence reste, Dans de nombreux
cas, indispensable, il est vital que les pays disposent des Moyens de
s'assurer, par eux-mêmes, une sécurité alimentaire pleine et durable''.
Pour le Président, cette question est d’abord ''de la
responsabilité Première des pays concernés eux-mêmes, qui doivent
consacrer une part suffisante De leurs ressources nationales à
l’investissement dans l’agriculture'', comme ‘‘C’est celle de la
communauté internationale de garantir un niveau d’Aide Publique Au
Développement approprié pour les besoins de l’agriculture dans les pays
vulnérables''.
Relevant le lien entre le problème de
l’insécurité alimentaire mondiale Et le changement climatique et le
développement des bioénergies, M. Bouteflika A observé que le changement
climatique ''ne manquera pas de bouleverser la donne Actuelle en matière
de production alimentaire d’une manière qui n’est pas encore Clairement
appréhendée, mais qui ne sera pas sans conséquences redoutables sur La
disponibilité des denrées alimentaires dans nombre de pays en
développement''.
Pour le président de la République, ''la FAO doit accorder l’importance
Qu’il convient à la recherche prospective dans ce domaine, avec l’appui
de la Communauté internationale, notamment des pays qui disposent d’une
technologie Appropriée, afin qu’une stratégie collective soit définie et
mise en œuvre en Particulier pour ce qui est de la prévention de
l’insécurité alimentaire''.
''La raréfaction de l’eau, élément central de toute production
agricole, Est également une source d’insécurité majeure pour des
centaines de millions D’hommes à travers le monde'', a averti M.
Bouteflika dans son message.
''Si aujourd’hui 1,2 milliard de personnes vivent dans des zones
où L’eau est physiquement rare, ce nombre pourrait s’élever à 3
milliards de personnes À l’horizon 2025'', a-t-il avancé soulignant que
''plusieurs centaines de millions De personnes, qui vivent des
ressources halieutiques à travers le monde, sont Aujourd’hui menacées
par la pollution des mers et des océans.''
Le résident Bouteflika a considéré que la déclaration du sommet
mondial Sur la sécurité alimentaire contient des ''objectifs généreux et
ambitieux qui Demeurent réalisables pour peu que la communauté
internationale s’approprie Une gouvernance mondiale adaptée aux défis à
relever et œuvre à leur réalisation De manière résolue, concertée et
solidaire''.
''Si nous dressons aujourd’hui une carte géopolitique de
l’insécurité Alimentaire, nous verrons apparaître les lignes de
fractures montrant d’un côté Des espaces développés et de l’autre, de
vastes territoires sous-développés, Avec des zones vulnérables, soumises
souvent aux aléas d’un climat qui se dégrade'', a-t-il observé.
A ce propos, il a expliqué qu'''il n’est pas question bien sûr
d’opposer Une partie de la planète à une autre mais de rappeler la
communauté de destin Des hommes et l’exigence d’une solidarité qui ne
soit pas simplement celle que Commande l’urgence mais qui s’élève au
dessus des contingences et qui transcende Aussi les clivages
idéologiques et les conflits d’intérêts''.
''Dans la mesure où l’agriculture
constitue un secteur important De l’économie de la plupart des pays en
développement-elle représente près de Deux tiers des emplois
existants-son rôle dans le repli durable de la pauvreté Et dans
l’éradication de l’insécurité alimentaire ne peut être que bénéfique Et
salutaire'', a soutenu le Chef de l'Etat.
Le président Bouteflika a
également affirmé que ''l’agriculture ne peut Connaître de véritable
renaissance sans un apport massif de capitaux pour l’investissement,
Qu’ils soient publics ou privés''.
''L’initiative de l’Aquila sur la
sécurité alimentaire a été l’expression D’une prise de conscience forte
qui ouvre, dans ce sens, des perspectives prometteuses À l’agriculture
et au développement rural et au lancement d’un processus de Réduction de
l’insécurité alimentaire dans le monde", a ajouté le Chef de l'Etat
Indiquant que" l’augmentation des ressources budgétaires nationales
allouées À l’agriculture, un soutien plus grand de la communauté
internationale à celle-ci, Permettront, dans de nombreux pays, aux
petits agriculteurs d’accéder aux intrants, Aux technologies ciblées et
aux marchés et créeront, à n’en pas douter, une Dynamique de reprise de
la croissance agricole et de nouvelles raisons d’espérer Pour les
centaines de millions de personnes qui vivent dans le monde rural''.
Abordant la question de la
sécurité alimentaire à l'échelle africaine, Le président Bouteflika a
souligné que ''la prise de conscience, au niveau du Continent africain
est réelle, elle se renforce et se structure de jour en jour''.
Déjà en 2003 à Maputo, a-t-il
rappelé, ''les dirigeants du continent Africain, qui abrite le plus
grand nombre de personnes qui souffrent de malnutrition Et d’insécurité
alimentaire, se sont engagés d’allouer 10 % de leurs ressources
Budgétaires annuelles à l’agriculture et au développement rural''.
Cette initiative, prise dans le
cadre du NEPAD, ''a aujourd’hui pour Corollaire le Programme Détaillé
pour le Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA)''qui,
''construit par les pays eux-mêmes avec l’appui de la FAO, nécessite
Pour sa mise en œuvre, appui, mobilisation de capitaux et partenariat'',
a-t-il Détaillé.
Concernant l'Algérie, le Chef de
l'Etat a indiqué que pour les cinq Années à venir, le pays s’est engagé
dans la mise en œuvre d’une politique visant Le renouveau agricole et
rural mobilisant annuellement des ressources publiques Sans précèdent.
''Destinés au renforcement des
programmes d’intensification des cultures Stratégiques (céréales, lait,
viandes, pomme de terre...), à la régulation des Produits agricoles, à
la promotion d’un environnement incitatif et sécurisant, Ces moyens
financiers, couvrent également la protection et la valorisation des
Ressources naturelles, la diversification des activités économiques en
milieu
Rural, la modernisation des villages et
des Ksour et la protection du patrimoine Rural matériel et immatériel'',
a-t-il expliqué.
Ces soutiens exécutés dans une
approche participative, a-t-il dit, visent en finalité, ''l’amélioration
des conditions de vie et de travail des populations Rurales et un
développement harmonieux et équilibré des territoires''.
''Une attention particulière est
accordée aux petits exploitants agricoles et aux petits éleveurs, à
travers un fonds spécial qui vient s’ajouter aux fonds Lancés ces
dernières années'', a affirmé le Chef de l'Etat soulignant que ''toutes
Ces actions, couplées avec les dispositifs de micro crédit, de crédit de
campagne Sans intérêt et d’encouragement à la création d’emplois dans
divers domaines, Traduisent notre volonté forte de développer le monde
rural dans toutes ses Composantes''. ''L'Etat algérien a clairement
affiché ses options stratégiques en matière de développement agricole et
rural et le gouvernement a mis en place Dans ce sens un cadre législatif
et réglementaire favorable à l’investissement Et à la libération des
initiatives'', a-t-il affirmé.
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