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Président de la République

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika,

A appelé mardi à Rome à une sécurité alimentaire pleine et durable

mardi 17 novembre 2009

 

 

 

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, A appelé mardi à Rome à une sécurité alimentaire pleine et durable tout en saluant L’émergence forte du concept du droit à l'alimentation en tant que composante Intégrante des droits de l'homme.

Dans un message lu en son nom, à Rome au Sommet mondial sur la sécurité Alimentaire, par le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, M. Rachid Benaissa, le président de la République a souligné que ''la situation D’insécurité alimentaire mondiale nous interpelle collectivement comme sujet De préoccupation majeure pour la communauté internationale de par ses impacts Sur la stabilité politique et sociale dans nombre de nos pays mais également Compte tenu de l’impératif moral d’assurer à tous un accès à une alimentation Adéquate''.

        ''Nous nous félicitons, à cet égard, du fait de l'émergence forte du Concept du droit à l'alimentation en tant que composante intégrante des droits De l'homme. Il nous appartient de veiller à ce que ce droit soit respecté en Tout lieu et en tout moment'', a insisté le Chef de l'Etat ajoutant que ''nous Nous félicitons également de la place croissante qu'occupe dans nos débats la Notion de souveraineté alimentaire, car si l'aide alimentaire d'urgence reste, Dans de nombreux cas, indispensable, il est vital que les pays disposent des Moyens de s'assurer, par eux-mêmes, une sécurité alimentaire pleine et durable''.

        Pour le Président, cette question est d’abord ''de la responsabilité Première des pays concernés eux-mêmes, qui doivent consacrer une part suffisante De leurs ressources nationales à l’investissement dans l’agriculture'', comme ‘‘C’est celle de la communauté internationale de garantir un niveau d’Aide Publique Au Développement approprié pour les besoins de l’agriculture dans les pays vulnérables''.

        Relevant le lien entre le problème de l’insécurité alimentaire mondiale Et le changement climatique et le développement des bioénergies, M. Bouteflika A observé que le changement climatique ''ne manquera pas de bouleverser la donne Actuelle en matière de production alimentaire d’une manière qui n’est pas encore Clairement appréhendée, mais qui ne sera pas sans conséquences redoutables sur La disponibilité des denrées alimentaires dans nombre de pays en développement''.

       Pour le président de la République, ''la FAO doit accorder l’importance Qu’il convient à la recherche prospective dans ce domaine, avec l’appui de la Communauté internationale, notamment des pays qui disposent d’une technologie Appropriée, afin qu’une stratégie collective soit définie et mise en œuvre en Particulier pour ce qui est de la prévention de l’insécurité alimentaire''.

        ''La raréfaction de l’eau, élément central de toute production agricole, Est également une source d’insécurité majeure pour des centaines de millions D’hommes à travers le monde'', a averti M. Bouteflika dans son message.

        ''Si aujourd’hui 1,2 milliard de personnes vivent dans des zones où L’eau est physiquement rare, ce nombre pourrait s’élever à 3 milliards de personnes À l’horizon 2025'', a-t-il avancé soulignant que ''plusieurs centaines de millions De personnes, qui vivent des ressources halieutiques à travers le monde, sont Aujourd’hui menacées par la pollution des mers et des océans.''

         Le résident Bouteflika a considéré que la déclaration du sommet mondial Sur la sécurité alimentaire contient des ''objectifs généreux et ambitieux qui Demeurent réalisables pour peu que la communauté internationale s’approprie Une gouvernance mondiale adaptée aux défis à relever et œuvre à leur réalisation De manière résolue, concertée et solidaire''.

        ''Si nous dressons aujourd’hui une carte géopolitique de l’insécurité Alimentaire, nous verrons apparaître les lignes de fractures montrant d’un côté Des espaces développés et de l’autre, de vastes territoires sous-développés, Avec des zones vulnérables, soumises souvent aux aléas d’un climat qui se dégrade'', a-t-il observé.

        A ce propos, il a expliqué qu'''il n’est pas question bien sûr d’opposer Une partie de la planète à une autre mais de rappeler la communauté de destin Des hommes et l’exigence d’une solidarité qui ne soit pas simplement celle que Commande l’urgence mais qui s’élève au dessus des contingences et qui transcende Aussi les clivages idéologiques et les conflits d’intérêts''.

''Dans la mesure où l’agriculture constitue un secteur important De l’économie de la plupart des pays en développement-elle représente près de Deux tiers des emplois existants-son rôle dans le repli durable de la pauvreté Et dans l’éradication de l’insécurité alimentaire ne peut être que bénéfique Et salutaire'', a soutenu le Chef de l'Etat.

        Le président Bouteflika a également affirmé que ''l’agriculture ne peut Connaître de véritable renaissance sans un apport massif de capitaux pour l’investissement, Qu’ils soient publics ou privés''.

      ''L’initiative de l’Aquila sur la sécurité alimentaire a été l’expression D’une prise de conscience forte qui ouvre, dans ce sens, des perspectives prometteuses À l’agriculture et au développement rural et au lancement d’un processus de Réduction de l’insécurité alimentaire dans le monde", a ajouté le Chef de l'Etat  Indiquant que" l’augmentation des ressources budgétaires nationales allouées À l’agriculture, un soutien plus grand de la communauté internationale à celle-ci, Permettront, dans de nombreux pays, aux petits agriculteurs d’accéder aux intrants, Aux technologies ciblées et aux marchés et créeront, à n’en pas douter, une Dynamique de reprise de la croissance agricole et de nouvelles raisons d’espérer Pour les centaines de millions de personnes qui vivent dans le monde rural''.

        Abordant la question de la sécurité alimentaire à l'échelle africaine, Le président Bouteflika a souligné que ''la prise de conscience, au niveau du Continent africain est réelle, elle se renforce et se structure de jour en jour''.

        Déjà en 2003 à Maputo, a-t-il rappelé, ''les dirigeants du continent Africain, qui abrite le plus grand nombre de personnes qui souffrent de malnutrition Et d’insécurité alimentaire, se sont engagés d’allouer 10 % de leurs ressources Budgétaires annuelles à l’agriculture et au développement rural''.

        Cette initiative, prise dans le cadre du NEPAD, ''a aujourd’hui pour Corollaire le Programme Détaillé pour le Développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA)''qui, ''construit par les pays eux-mêmes avec l’appui de la FAO, nécessite Pour sa mise en œuvre, appui, mobilisation de capitaux et partenariat'', a-t-il Détaillé.

        Concernant l'Algérie, le Chef de l'Etat a indiqué que pour les cinq Années à venir, le pays s’est engagé dans la mise en œuvre d’une politique visant Le renouveau agricole et rural mobilisant annuellement des ressources publiques Sans précèdent.

        ''Destinés au renforcement des programmes d’intensification des cultures Stratégiques (céréales, lait, viandes, pomme de terre...), à la régulation des Produits agricoles, à la promotion d’un environnement incitatif et sécurisant, Ces moyens financiers, couvrent également la protection et la valorisation des Ressources naturelles, la diversification des activités économiques en milieu

Rural, la modernisation des villages et des Ksour et la protection du patrimoine Rural matériel et immatériel'', a-t-il expliqué.

        Ces soutiens exécutés dans une approche participative, a-t-il dit, visent en finalité, ''l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations Rurales et un développement harmonieux et équilibré des territoires''.

        ''Une attention particulière est accordée aux petits exploitants agricoles et aux petits éleveurs, à travers un fonds spécial qui vient s’ajouter aux fonds Lancés ces dernières années'', a affirmé le Chef de l'Etat soulignant que ''toutes Ces actions, couplées avec les dispositifs de micro crédit, de crédit de campagne Sans intérêt et d’encouragement à la création d’emplois dans divers domaines, Traduisent notre volonté forte de développer le monde rural dans toutes ses Composantes''.  ''L'Etat algérien a clairement affiché ses options stratégiques en matière de développement agricole et rural et le gouvernement a mis en place Dans ce sens un cadre législatif et réglementaire favorable à l’investissement Et à la libération des initiatives'', a-t-il affirmé.

       

 

       

 

 

 

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