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Alger,
25 avril 2009
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Le Ministre des Affaires
étrangères, M. Mourad MEDELCI, a affirmé
jeudi à Alger, que le Président de la
République, M. Abdelaziz BOUTEFLIKA, a
accepté le principe de l'invitation que lui
a adressée le Président français, M. Nicolas
Sarkozy, pour effectuer une visite d'Etat en
France.
"Chacun de nous sait que le Président
Sarkozy a annoncé une invitation pour une
visite d'Etat au Président de la République,
qui en a, bien entendu, accepté le
principe", a déclaré M. MEDELCI en marge de
l'audience qu'il a accordée au Président de
la commission des Affaires étrangères de
l'Assemblée nationale française, M. Axel
Poniatowski.
"Nous sommes en train de travailler, de part
et d'autre, sur les questions qui pourraient
être évoquées à l'occasion de cette visite",
a-t-il ajouté.
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M. Nicolas Sarkozy et
M. Abdelaziz Bouteflika, Président de la
République
(Alger, 10 juillet 2007) |
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Il a relevé, à cet égard, que
les relations avec le partenaire français
sont "importantes", indiquant que "toutes
les questions ont un point spécifique qui
leur est propre, compte tenu de l'envergure
de la relation algéro-française".
Le Chef de la diplomatie algérienne a ajouté
que ces questions sont notamment liées à la
communauté algérienne établie en France ou à
la circulation des personnes et relatives
aux investissements français en Algérie,
qu'il a souhaité les voir "plus
diversifiés".
M. MEDELCI a souligné l'importance de la
mise en oeuvre des accords de coopération
signés entre l'Algérie et la France d'une
manière "diligente" (bien diligente), citant
l'exemple des accords dans le domaine du
nucléaire et du travail entrepris par les
deux parties autour du sujet des essais
nucléaires français.
"Les rapports entres les deux pays doivent
intégrer une gestion sincère, ouverte,
engagée et confiante des questions relatives
à la mémoire", a-t-il conclu.
M. MEDELCI avait indiqué, à l'issue de
l'entretien qu'il a eu, mardi à Cordoue,
avec le secrétaire général du ministère des
Affaires étrangères français, M. Pierre
Sellal, que "l'essentiel de nos
préoccupations aujourd'hui tourne autour de
la circulation des personnes et donc du
développement humain, mais aussi autour de
la nécessité de développer davantage la
coopération économique, principalement à
travers des investissements français en
Algérie".
Il avait ajouté, que les deux parties ont
longuement évoqué "comme ont convenu déjà
les Présidents algérien et français, il y a
plus d'un an, de traiter de la question des
essais nucléaires français à Reggane (sud de
l'Algérie) d'une manière plus diligentée",
annonçant, à cet égard, qu'une réunion
supplémentaire allait se tenir bientôt à
Alger.
La réunion permettra, avait-il expliqué, de
"dégager les thèmes de référence d'un
travail d'identification aussi exhaustif que
possible de la situation qui est celle des
zones contaminées et à partir de là, il
pourra être élaboré un programme d'action
pour la décontamination".
Pour sa part, M. Poniatowski a exprimé, à
l'issue de l'audience, son souhait
d'intensifier la diplomatie parlementaire
entre les deux pays par la création
incessamment d'une grande commission
parlementaire algéro-française.
"La France a deux grandes commissions
parlementaires l'une avec la Russie et
l'autre avec le Canada, l'idée aujourd'hui
est de créer la troisième avec le parlement
algérien d'ici à quelques semaines", a-t-il
déclaré, soulignant que "c'est très
important que nous puissions multiplier et
accentuer les relations entre la France et
l'Algérie dans ce domaine".
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