Service Coopération Universitaire et Scientifique

MISSIONS

Le Service Coopération Universitaire et Scientifique a pour missions principales de suivre et de promouvoir la coopération algéro-française dans les domaines de l’éducation, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

A cet égard, le Service Coopération Universitaire et Scientifique veille à la mise en œuvre des conventions et accords bilatéraux, et prend part à la préparation des négociations sectorielles intergouvernementales.

Le Service Coopération Universitaire et Scientifique assure, également, le suivi pédagogique des étudiants boursiers, non boursiers et stagiaires avec les organismes de tutelle.

A cette fin, le Service Coopération Universitaire et Scientifique entretient un contact régulier avec les autorités gouvernementales, les universités, les institutions et écoles de formation et de recherche, ainsi que les personnalités influentes des milieux scientifiques et d’enseignement supérieur.

GÉNÉRALITÉS SUR L’ÉDUCATION ET L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR EN ALGÉRIE

La généralisation de l’enseignement a été une constante de la politique éducative des différents gouvernements qui ont présidé aux destinées de l’Algérie depuis l’indépendance. Il fallait répondre aux pressantes attentes sociales en matière d’éducation et asseoir, en investissant dans la formation des ressources humaines, les bases d’un développement durable du pays. Aussi, une part des ressources de l’Etat algérien, variable certes, selon les périodes, mais néanmoins toujours relativement importante (de l’ordre de 25 % du budget de l’État), a-t-elle été de tout temps allouée au secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur. Cet effort a permis de soutenir, entre autres :

l’institution d’une scolarité obligatoire et gratuite : 97 % des enfants âgés de 6 ans  et plus sont scolarisés. L’on recense, en 2015, 8.113.075 élèves inscrits dans les trois cycles primaires, moyens et secondaires. Le taux d’encadrement par cycle au niveau national (le nombre d’élèves par enseignant) avoisine les 23,54 au primaire, 20,97 au moyen et 16,10 au secondaire. D’une manière générale, le corps enseignant tend à se féminiser dans la mesure où l’on comptait 130 femmes pour 100 hommes en 2010-2011, dans tous les cycles, contre 89 femmes pour 100 hommes en 2000-2001.

la diversification des offres de formation professionnelle: Le secteur de la formation professionnelle relève du ministère de la formation et de l’enseignement professionnels. Sa principale mission est d’assurer une qualification professionnelle permettant l’accès à l’emploi. Le réseau de formation et d’enseignement professionnels est constitué de près d’un millier d’établissements qui prennent en charge plus de 450000 élèves apprentis  et techniciens.

la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur, Le réseau de l’enseignement supérieur comprend aujourd’hui 97 établissements d’enseignement supérieur, dont 48 universités, 10 centres universitaires, 20 écoles nationales supérieures, 12 écoles préparatoires, 07 écoles normales supérieures et 1 institut technique.

On compte, par ailleurs, dans le système algérien de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique :

  • 1340.000 étudiants fréquentant les établissements de l’enseignement supérieur (rentrée 2014-2015), soit une hausse de 6.8% par rapport à l’année universitaire 2013-2014 ;
  • Plus de 85 % des étudiants sont boursiers et environ 51 % d’entre eux sont hébergés en Cités Universitaires.
  • La recherche se fait principalement dans les universités et une douzaine de centres de recherche.
  • 600 laboratoires sont agrées. Ils sont crédités d’un potentiel de 12 000 chercheurs.

RELATIONS BILATÉRALES

La coopération universitaire et scientifique constitue un volet important de la coopération bilatérale, du fait de son apport au développement des différents secteurs d’activité et de la promotion des échanges entre professionnels.

Cette coopération, qui a évolué de manière significative avec les transformations opérées en Algérie, au plan des politiques économiques, sociales et éducatives, est encadrée par la Convention de Partenariat signée le 04 décembre 2007, et entrée en vigueur le 1er juin 2010, ainsi que par le Document Cadre de Partenariat 2013-2017.

[Journal Officiel de la République Algérienne N° 15 du 16 mars 2008, page 4 à 13] Accèder au JORA

Forte d’un cadre juridique étoffé, la coopération algéro-française dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement et de la recherche scientifique s’articule autour de nombreux programmes de bourses, de projets d’échanges d’expertise et de soutien au développement des compétences, à l’instar de :

Conférence algéro-française pour l’enseignement supérieur et la recherche

Après l’expiration du mandat du Haut Conseil algéro-français de coopération universitaire et de recherche (HCUR), en 2009, l’Algérie et la France ont décidé d’organiser annuellement une Conférence algéro-française pour l’enseignement supérieur et la recherche.

Cette instance constitue un espace de réflexion sur les grandes thématiques ayant trait à l’enseignement supérieur et à la recherche. La première session s’est tenue à Alger, les 19 et 20 octobre 2010, et la deuxième session, à Marseille, les 18 et 19 octobre 2011 sur le thème du Partenariat Entreprise / Université.

CMEP / Programme Tassili

Le Comité mixte d’évaluation et de prospective (CMEP) ou « programme Tassili » constitue la plus importante instance de coopération universitaire algéro-française en matière de recherche et de formation.

Il vise à développer les échanges scientifiques entre des groupes de recherche des deux pays qui bénéficient, après évaluation, du soutien financier des deux partenaires et ce, dans le cadre d’un projet de recherche mené en commun pour 4 ans.

Le CMEP a tenu sa 31e session les 06 et 07 octobre 2011, à Lyon.

Voir le site de l’Egide : http://www.egide.asso.fr

Le Programme algéro-français de Formation supérieur (PROFAS)

Il s’agit d’un programme de bourses d’excellence de 18 mois cofinancé par l’Algérie et la France, qui permet, chaque année de former des centaines d’étudiants et de cadres.

Voir le site du Ministère algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : http://www.mesrs.dz/

Le Soutien aux sciences humaines et sociales (SCAC)

La coopération algéro-française apporte son soutien à la formation en sciences humaines et sociales, en particulier dans le domaine de l’archéologie, à l’image du projet de datation des peintures rupestres du Tassili et de la restauration du Meshouar à Tlemcen.

Appui à la réforme des écoles supérieures algériennes

Le Fonds de solidarité prioritaire vise à soutenir la Convention relative à « l’appui à la réforme des écoles supérieures algériennes et à la création d’une école supérieure de technologie », signée, en février 2009, à Alger.

La création en 2004 de l’École Supérieure Algérienne des Affaires, premier établissement supérieur mixte d’enseignement supérieur, conformément à la Déclaration d’Alger de mars 2003, a permis d’envisager un nouveau schéma de coopération interuniversitaire entre l’Algérie et la France. Cet établissement forme des étudiants et cadres algériens en Master en Gestion et en MBA exécutif.

L’ESAA a été, récemment, classée parmi les dix premières universités francophones africaines.

LIENS UTILES

• Université et écoles : http://www.amb-algerie.fr/liensutiles ;
• Site du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique: http://www.mesrs.dz;
• Site du Ministère de l’Education nationale : www.education.gov.dz ;
• Site du Ministère de la Formation et de l’Enseignement Professionnels : www.mfep.gov.dz.